Festival Chef Op' en Lumière

Le programme



2e édition,
du lundi 9 au dimanche 15 mars

ÉDITORIAL


"Prenez bien soin du festival" nous avaient lancé Eric Gautier et Marie Spencer en nous quittant l’an dernier après nous avoir fait passer cinq jours délicieux lors de la première édition de "Chefs op’ en Lumière".

Depuis ce jour de mars 2019, bien des choses ont évolué. Une nouvelle association a été créée pour organiser le festival (La bobine reste bien évidemment la grande sœur comme le prouve la présence de Chantal Thévenot comme vice-présidente). De nouveaux partenaires font leur apparition avec à leur tête l’Espace des Arts qui nous ouvre ses portes pour deux belles soirées le mercredi et le samedi. Le nombre de projections augmente très sensiblement et les invités seront également plus nombreux pour davantage de rencontres et de débats. Une journée pour les plus jeunes est insérée dans le programme et une belle exposition en partenariat avec le musée Nièpce aura lieu dans un lieu inédit : le Théâtre Piccolo.

Cette année, nous avons pensé qu’il serait judicieux d’avoir une femme pour invitée vedette dans un métier où les hommes sont très largement majoritaires. Malheureusement, notre rendez-vous avec Agnès Godard, prévu depuis longtemps, devant être différé en raison d’un changement inopiné de date d’un tournage, nous avons décidé de changer notre fusil d’épaule et de nous tourner vers de jeunes chefs opérateurs. Des étoiles montantes de la profession seront donc parmi nous : Jonathan Ricquebourg, à qui nous avons confié la carte blanche cette année, Elin Kirschfink, Sébastien Goepfert, Manu Dacosse et Virginie Surdej. Ces deux derniers représentant la fine fleur des chefs op’ belges. Nul doute que cet afflux de jeunesse donnera très certainement un coup de fouet au festival.

Les directeurs de la photo plus confirmés, Gilles Porte et Antoine Héberlé, qui seront également avec nous, ne nous en voudront sûrement pas de présenter les choses de cette manière.

Au moment où j’écris ces lignes, cette édition n’est pas complètement bouclée et pourtant nous pensons déjà à la suivante. En mars 2021, le cinéma de centre-ville (les 5 Nef) devrait être rénové et l’Espace des Arts nous accueillera plus généreusement encore. L’accueil, les lieux de convivialité, les conditions de projection seront ainsi fortement améliorés. De quoi faire naître un programme encore plus ambitieux à même d’attirer de nouveaux spectateurs.

Fidèles à la promesse faite à Eric et Marie qui sont devenus membres d’honneur de l’association, nous prenons donc bien soin du festival pour, nous l’espérons, le plus grand plaisir de tous.

Le directeur de la photographie



Le directeur de la photographie Vittorio Storaro, collaborateur entre autres de Bernardo Bertolucci et Francis Ford Coppola, affirme : "Quand les gens me disent que je suis un peintre de la lumière, je réponds que non, parce qu’un peintre ne s’exprime qu’en une seule image, tout comme un photographe. Un directeur de la photo, lui doit concevoir et écrire une histoire, du début à la fin, en suivant toutes les étapes. C’est pourquoi j’estime que ma profession est plutôt celle d’un écrivain de la lumière" (1).
Un directeur de la photographie, ou chef opérateur (en anglais "cinematographer", "Cameraman ou DP, abréviation de "director of photograph"), traduit en images le récit du film et l’intention des cinéastes. Ces collaborateurs artistiques essentiels contrôlent le cadre et les mouvements de caméra ; Ils inventent ou domestiques la lumière, et s’en servent moins comme d’un pinceau que comme d’un stylo : écrire est l’étymologie même du mot «photographie». On les appelle «techniciens» mais leur statut est bien plus complexe et paradoxal. Ce sont des créateurs mais pas des auteurs. Ce sont des «chefs» qui souvent prennent leurs décisions en toute autonomie sur le plateau, mais aussi les «serviteurs» d’une œuvre....
Tous ceux et celles à qui nous donnons la parole concilient donc leur égo créatif et la nécessité d’être «au service de». Au service d’une histoire à raconter, d’un projet artistique à défendre, d’une vision de cinéaste à révéler. La plupart revendiquent ainsi leur rôle «d’interprète» au double sens de traducteur et d’acteur : ils dévoilent à l’image ce qui se cache derrière le texte d’un scénario, le désir d’une mise en scène, l’expression d’un comédien. Ce sont les partenaires et les premiers spectateurs de ce qui se joue devant la caméra. Ils rendent ainsi compte de l’évolution, voire de la révolution, en plus de soixante ans, des formes et des techniques cinématographiques : la liberté parfois trompeuse des caméras légères depuis le temps de la Nouvelle Vague, les joies et les peines de l’ère numérique, la multiplication des supports et des moyens de réception – du long métrage à la série et au jeu vidéo, de la salle de cinéma à l’écran de smartphone.

ÉCRIRE PAR L’IMAGE - Directeurs et directrices de la photo.
Recueil d’entretiens coordonné par N. T. Binh et Jean-Paul Figasso - Editions Les Impressions Nouvelles, «Caméras subjectives» - 2019

(1) Métier : directeur de la photo, par Mike Goodridge et Tim Grierson, traduit de l'anglais par Jean-Louis Clauzier et Laurence Coutrot, Dunod, Paris, 2014.


La Restauration



Selon Pierre Lhomme et Jean-Paul Rappeneau

A propos du film "Le Sauvage"
«Le numérique permet aujourd'hui beaucoup de choses. Pierre Lhomme, chef opérateur du film, a passé de longs jours à le ré-étalonner et à corriger tout ce qu'on n'avait pas pu faire au tournage : assombrir un ciel, ensoleiller des plans tournés par temps gris, éclairer le visage de Deneuve dans la nuit pour faire ressortir ses yeux, etc. Je crois que le résultat sera magnifique. C'est le film tel qu'on ne l'aura jamais vu. L'étalonnage classique en argentique n'offrait pas beaucoup de possibilités, on étalonnait une scène dans son ensemble. Aujourd'hui on peut modifier la lumière à l'intérieur même d'un plan. Vous restaurez aussi le son... Oui, le film était en mono, avec un son central et unique. Il sera désormais en Dolby Stereo et en 5.1 pour les Blu-ray. Nous avons spatialisé le son. Un film en noir et blanc des années 30 passant en stéréo serait grotesque, mais pour un film d'aventure comme celui-ci, c'est un vrai plus.» Jean Paul Rappenneau

A propos de la dernière séquence de "Cyrano"
« A la base de la conception de cette séquence, il y a ma fascination pour la pénombre en forêt et pour la nuit américaine, cette image de nuit au clair de lune, de nuit cinématographique où les verts tournent ou noir et dont seuls les plus clairs restent détaillés. J’ai à peu de choses près obtenu ce que je voyais, mais c’est la décision de le tenter qui a été longue à prendre. On a bien moins de liberté sur une grosse production que sur un film à petit budget. Le jour où, après avoir relu la scène, je me suis dit que si elle devait être réussie elle le serait en adoptant ce parti-pris, je n’ai pas eu envie d’être seul. J’avais besoin d’aide pour que ça marche ! Jean-Paul Rappeneau en était très conscient. Pour une fois, l’opérateur n’était pas seul à deviner la difficulté photographique d’une scène. Il y est tout le temps question du climat lumineux, on ne cesse de parler de la fin du jour, du visible et de l’invisible. Il y a ce moment extraordinaire où Cyrano fait semblant de lire une lettre qu’il connait par cœur puisque c’est lui qui l’a écrite, Roxane le découvrant dans le noir en train de la réciter alors qu’elle lui pend au bout des doigts……
J’ai malgré tout fait ce pari, en priant le Seigneur que ces journées restent couvertes.
Le soleil était mon seul piège et, malheureusement, j’en ai eu beaucoup. La séquence a quatre étapes : fin d’après-midi, le soleil se couche, la pénombre gagne, la lune se lève. Entre chaque étape, j’avais figuré des charnières sur le découpage très précis de Jean-Paul Rappeneau.
1) entre le coucher du soleil et la montée de l’ombre ;
2) entre la lecture de la lettre et la prière ;
3) entre la pénombre la plus dense et le lever de lune.
Pour te donner une idée de la gymnastique, nous étions à f:11 avec des bombes de lumière à l’intérieur tandis que vers la fin, nous étions à f:2 avec des bougies et des mandarines copieusement enveloppées…..A partir de là, je me suis dit que, fondamentalement, c’est le contraste qui évolue quand la nuit tombe. Nous pouvions partir d’un contraste très fort mais nous devions arriver à une espèce de nuit douce, encore une fois lisible. Je m’étais donc préparé à tourner avec deux pellicules et deux temps de développement : la partie de jour est tournée en développement normal, à la première charnière je suis passé en sous-développement, à la seconde je suis passé en pellicule plus sensible et sous-développée, à la troisième je suis repassé en développement normal...
Propos recueillis par Denis Lenoir - Les cahiers de l’AFC - juin 1991


Hommage à Pierre Lhomme



La carrière de Pierre Lhomme traverse près de cinquante ans de cinéma français, passant avec la même aisance et les mêmes exigences d’Alain Cavalier à Chris Marker, de Jean Eustache à James Ivory, de Joris Ivens à René Féret, de Jean-Pierre Melville à Jean-Paul Rappeneau, de Marguerite Duras à Patrice Chéreau, de Robert Bresson à Bruno Nuytten.
Cet itinéraire singulier qui émerge entre les "classiques" (auprès desquels il démarre son apprentissage) et la Nouvelle Vague, lui a permis de concilier la rigueur d’une image réfléchie et construite (« J’ai un goût assez classique et rigoureux ») avec le penchant de l’époque (les années 1960) pour une approche plus réaliste et non apprêtée de la photographie.
Quelques obsessions d’opérateur balisent cependant son parcours de film en film et finissent par révéler une continuité et une cohérence du regard : un goût affirmé pour les “chien et loup” et les ambiances nocturnes ainsi qu’un soin attentif porté aux visages, au respect des carnations comme des textures.
Marc Salomon - afcinema.com


MASTER CLASS



Dans le monde artistique et principalement dans celui de la musique, on entend régulièrement le terme « Master Class ». Si certains sont déjà des habitués, voire des accros à ces master class, d’autres ne savent toujours pas de quoi il s’agit.
Le Larousse donne la définition suivante : « Cours magistral donné par un artiste de renom »
Par extension, la Master Class est une formation courte et intensive qui permet aux élèves de se perfectionner. La plupart du temps, elle est organisée par des conservatoires ou par une célébrité heureuse de faire partager ses compétences. Peut-être, tout simplement conviendrait-il de dire que la Master Class est une leçon spécifique où les artistes révèlent leurs secrets dans des conversations d’environ une heure.

Jonathan Ricquebourg et Elin Kirschfink seront interrogés par Yonca Talu qui est réalisatrice, critique et auteure d’entretiens.
Elle écrit pour plusieurs médias français et internationaux.
Plusieurs de ses entretiens (en anglais) sont disponibles sur : www.afcinema.com/ Film-Comment-s-entretient-avec-des-directeurs-de-la-photographie.html


TABLE RONDE


Jonathan Ricquebourg et Elin Kirschfink, qui auront donné une Master Class (Leçon de cinéma), le vendredi matin, partageront leur expérience avec Antoine Héberlé, Sébastien Goepfert, Manu Dacosse et Remi Jennequin.
Ils évoqueront notamment leur conception du métier de directeur de la photo, leurs relations avec les réalisateurs et les acteurs ainsi que l’évolution du travail demandé aux directeurs de la photographie.
N. T. Binh, critique à la revue Positif, sera l’animateur et le modérateur de cette table ronde.

lundi 09

14h00

Shéherazade

Carte blanche à Jonathan Ricquebourg

Réalisation : Jean-Bernard Marlin
Image : Jonathan Ricquebourg
France - 2018 - 1h49

CINÉMA AXEL

19h00

Un jour si blanc

Hors compétition

Réalisation : Hlynur Palmasson
Image : Maria Von Hausswolff
Islande - 2020 - 1h45 - VOST

En prélude au festival dans le cadre de la programmation de La bobine.

CINÉMA AXEL

21h00

Un jour si blanc

Hors compétition

Réalisation : Hlynur Palmasson
Image : Maria Von Hausswolff
Islande - 2020 - 1h45 - VOST

En prélude au festival dans le cadre de la programmation de La bobine.

CINÉMA AXEL

Shéhérazade

Shéhérazade

France – 2018 – 1h49
Réalisation : Jean-Bernard Marlin.
Image : Jonathan Ricquebourg (AFC).
Avec : Dylan Thomas, Kenza Fortas, Idir Azougli, Lisa Amedjout

Prix Jean Vigo 2018.
Valois du Meilleur Film, Angoulême 2018.
César de la Meilleure Première Oeuvre, du Meilleur Espoir masculin, du Meilleur Espoir féminin.

Zachary, 17 ans, sort de prison. Rejeté par sa mère, il traîne dans les quartiers populaires de Marseille. C’est là qu’il rencontre Shéhérazade…Avec Zac, c’est Marseille qui vibre, dangereusement. Et dans les yeux mélancoliques de Shéhérazade, prostituée adolescente, se reflète la sombre dureté de la cité phocéenne…

« Porté par la grâce de deux comédiens non professionnels, Dylan Robert et Kenza Fortas, eux aussi marseillais, ce premier long métrage noue d’emblée des liens avec le cinéma de Pialat (A nos amours) et celui de Kechiche (La Vie d’Adèle), réalisateurs passionnés par la jeunesse. Celle de Zac et de Shéhérazade appartient déjà au passé : elle se lit sur leurs traits, mais eux semblent l’avoir oubliée. Elle se vend, il surveille ses clients, encaisse l’argent… Et puis, histoire simple et magnifique, l’amour surgit entre eux et les rend à leur jeunesse, qui refleurit, comme un besoin de fusion réparatrice ».

Frédéric Strauss, telerama.fr


Shéhérazade

Zachary, 17 ans, sort de prison. Rejeté par sa mère, il traîne dans les quartiers populaires de Marseille. C’est là qu’il rencontre Shéhérazade…Avec Zac, c’est Marseille qui vibre, dangereusement. Et dans les yeux mélancoliques de Shéhérazade, prostituée adolescente, se reflète la sombre dureté de la cité phocéenne…

« Porté par la grâce de deux comédiens non professionnels, Dylan Robert et Kenza Fortas, eux aussi marseillais, ce premier long métrage noue d’emblée des liens avec le cinéma de Pialat (A nos amours) et celui de Kechiche (La Vie d’Adèle), réalisateurs passionnés par la jeunesse. Celle de Zac et de Shéhérazade appartient déjà au passé : elle se lit sur leurs traits, mais eux semblent l’avoir oubliée. Elle se vend, il surveille ses clients, encaisse l’argent… Et puis, histoire simple et magnifique, l’amour surgit entre eux et les rend à leur jeunesse, qui refleurit, comme un besoin de fusion réparatrice ».

Frédéric Strauss, telerama.fr



France – 2018 – 1h49
Réalisation : Jean-Bernard Marlin.
Image : Jonathan Ricquebourg (AFC).
Avec : Dylan Thomas, Kenza Fortas, Idir Azougli, Lisa Amedjout

Prix Jean Vigo 2018.
Valois du Meilleur Film, Angoulême 2018.
César de la Meilleure Première Oeuvre, du Meilleur Espoir masculin, du Meilleur Espoir féminin.

Un jour si blanc

Un jour si blanc

Islande – 2020 – 1h45 VOST
Réalisation : Hlynur Palmasson.
Image : Maria Von Hausswolff.
Avec : Ingvar E. Sigurôsson, Ida Mekkin Hlynsdottir.

Prix de la révélation, Semaine de la critique, Cannes 2019.
Meilleur film, Turin 2019.
Prix d'interprétation masculine, Angers 2020.

Dans une petite ville d’Islande, un commissaire de police en congé soupçonne un homme du coin d’avoir eu une aventure avec sa femme, récemment décédée dans un accident de voiture. Sa recherche de la vérité tourne à l’obsession. Une histoire de deuil, de vengeance et d’amour inconditionnel, filmée avec une méticulosité visuelle singulière dans un cadre puissant et insolite.

A l’image du protagoniste, partagé entre une gosse espiègle et un fantôme adultère, le film est tiraillé entre plusieurs registres et humeurs, qui en font tout le prix : sa mélancolie scandinave va de pair avec un humour pince-sans-rire, tandis que sa violence semble constamment atténuée, voire absorbée, par le paysage. De même, sa forme extrêmement maîtrisée, aux cadres d’une précision parfois glaciale, est aérée par des digressions étonnantes laissant s’engouffrer un peu de naturel et de joie.

Marcos Uzal, Libé 16 mai 2019


Un jour si blanc

Dans une petite ville d’Islande, un commissaire de police en congé soupçonne un homme du coin d’avoir eu une aventure avec sa femme, récemment décédée dans un accident de voiture. Sa recherche de la vérité tourne à l’obsession. Une histoire de deuil, de vengeance et d’amour inconditionnel, filmée avec une méticulosité visuelle singulière dans un cadre puissant et insolite.

A l’image du protagoniste, partagé entre une gosse espiègle et un fantôme adultère, le film est tiraillé entre plusieurs registres et humeurs, qui en font tout le prix : sa mélancolie scandinave va de pair avec un humour pince-sans-rire, tandis que sa violence semble constamment atténuée, voire absorbée, par le paysage. De même, sa forme extrêmement maîtrisée, aux cadres d’une précision parfois glaciale, est aérée par des digressions étonnantes laissant s’engouffrer un peu de naturel et de joie.

Marcos Uzal, Libé 16 mai 2019



Islande – 2020 – 1h45 VOST
Réalisation : Hlynur Palmasson.
Image : Maria Von Hausswolff.
Avec : Ingvar E. Sigurôsson, Ida Mekkin Hlynsdottir.

Prix de la révélation, Semaine de la critique, Cannes 2019.
Meilleur film, Turin 2019.
Prix d'interprétation masculine, Angers 2020.

Un jour si blanc

Un jour si blanc

Islande – 2020 – 1h45 VOST
Réalisation : Hlynur Palmasson.
Image : Maria Von Hausswolff.
Avec : Ingvar E. Sigurôsson, Ida Mekkin Hlynsdottir.

Prix de la révélation, Semaine de la critique, Cannes 2019.
Meilleur film, Turin 2019.
Prix d'interprétation masculine, Angers 2020.

Dans une petite ville d’Islande, un commissaire de police en congé soupçonne un homme du coin d’avoir eu une aventure avec sa femme, récemment décédée dans un accident de voiture. Sa recherche de la vérité tourne à l’obsession. Une histoire de deuil, de vengeance et d’amour inconditionnel, filmée avec une méticulosité visuelle singulière dans un cadre puissant et insolite.

A l’image du protagoniste, partagé entre une gosse espiègle et un fantôme adultère, le film est tiraillé entre plusieurs registres et humeurs, qui en font tout le prix : sa mélancolie scandinave va de pair avec un humour pince-sans-rire, tandis que sa violence semble constamment atténuée, voire absorbée, par le paysage. De même, sa forme extrêmement maîtrisée, aux cadres d’une précision parfois glaciale, est aérée par des digressions étonnantes laissant s’engouffrer un peu de naturel et de joie.

Marcos Uzal, Libé 16 mai 2019


Un jour si blanc

Dans une petite ville d’Islande, un commissaire de police en congé soupçonne un homme du coin d’avoir eu une aventure avec sa femme, récemment décédée dans un accident de voiture. Sa recherche de la vérité tourne à l’obsession. Une histoire de deuil, de vengeance et d’amour inconditionnel, filmée avec une méticulosité visuelle singulière dans un cadre puissant et insolite.

A l’image du protagoniste, partagé entre une gosse espiègle et un fantôme adultère, le film est tiraillé entre plusieurs registres et humeurs, qui en font tout le prix : sa mélancolie scandinave va de pair avec un humour pince-sans-rire, tandis que sa violence semble constamment atténuée, voire absorbée, par le paysage. De même, sa forme extrêmement maîtrisée, aux cadres d’une précision parfois glaciale, est aérée par des digressions étonnantes laissant s’engouffrer un peu de naturel et de joie.

Marcos Uzal, Libé 16 mai 2019



Islande – 2020 – 1h45 VOST
Réalisation : Hlynur Palmasson.
Image : Maria Von Hausswolff.
Avec : Ingvar E. Sigurôsson, Ida Mekkin Hlynsdottir.

Prix de la révélation, Semaine de la critique, Cannes 2019.
Meilleur film, Turin 2019.
Prix d'interprétation masculine, Angers 2020.

mardi 10

10h00

L’angle mort

Carte blanche à Jonathan Ricquebourg

Réalisation : Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic
Image : Jonathan Ricquebourg
France - 2019 - 1h44

CINÉMA AXEL

14h00

Camille

Choix d'Elin Kirschfink

Réalisation : Boris Lojkine
Image : Elin Kirschfink
France - 2019 -1h30

CINÉMA AXEL

L’Angle mort

L’Angle mort

France – 2019 – 1h44
De Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic.
Image : Jonathan Ricquebourg.
Avec : Jean-Christophe Folly, Isabelle Carré, Golshifteh Faharani.

Dominick Brassan a le pouvoir de se rendre invisible mais ne s’en sert pas beaucoup. Il a fait de ce don un secret honteux qu’il dissimule même à sa fiancée. Mais vient un jour où le pouvoir se détraque et échappe à son contrôle, ce qui bouleversera sa vie, ses amitiés et ses amours.

« Si une magie singulière opère, c’est aussi grâce au charisme presque timide de Jean-Christophe Folly, grande révélation qui apporte à son personnage une délicatesse à la fois charnelle et évanescente. Et quand l’angle se resserre sur une histoire d’amour, le film évoque finalement Les Lumières de la ville, de Chaplin, car la gracieuse aveugle incarnée par Golshifteh Farahani pourrait bien offrir au héros un vrai superpouvoir : celui de s’affranchir du regard des autres. Un conte subtilement décalé et troublant ».

Guillemette Odicino, Telerama.fr

« Dominick est doué d’une force vitale qui ne va pas de soi. Corps nu, il incarne la violence d’être noir dans une société discriminante rappelant peut-être le Ralph Ellison de Invisible Man. Son cheminement ouvre pourtant à l’angoisse commune de vieillir, et celle diffuse et entêtante de ne vivre sa vie qu’à moitié ».

Aurelia Barbet , cinéaste, lacid.org


L’Angle mort

Dominick Brassan a le pouvoir de se rendre invisible mais ne s’en sert pas beaucoup. Il a fait de ce don un secret honteux qu’il dissimule même à sa fiancée. Mais vient un jour où le pouvoir se détraque et échappe à son contrôle, ce qui bouleversera sa vie, ses amitiés et ses amours.

« Si une magie singulière opère, c’est aussi grâce au charisme presque timide de Jean-Christophe Folly, grande révélation qui apporte à son personnage une délicatesse à la fois charnelle et évanescente. Et quand l’angle se resserre sur une histoire d’amour, le film évoque finalement Les Lumières de la ville, de Chaplin, car la gracieuse aveugle incarnée par Golshifteh Farahani pourrait bien offrir au héros un vrai superpouvoir : celui de s’affranchir du regard des autres. Un conte subtilement décalé et troublant ».

Guillemette Odicino, Telerama.fr

« Dominick est doué d’une force vitale qui ne va pas de soi. Corps nu, il incarne la violence d’être noir dans une société discriminante rappelant peut-être le Ralph Ellison de Invisible Man. Son cheminement ouvre pourtant à l’angoisse commune de vieillir, et celle diffuse et entêtante de ne vivre sa vie qu’à moitié ».

Aurelia Barbet , cinéaste, lacid.org



France – 2019 – 1h44
De Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic.
Image : Jonathan Ricquebourg.
Avec : Jean-Christophe Folly, Isabelle Carré, Golshifteh Faharani.

Camille

Camille

France - 2019 - 1h30
Réalisation : Boris Lojkine.
Image : Elin Kirschfink (AFC - SBC)
Avec : Nina Meurisse , Fiacre Bindala, Bruno Todeschini, Grégoire Colin.

Prix du Public, Locarno 2016.
Valois de la Meilleure actrice Angoulême 2019.
Révélation féminine de l'année, Lumières de la presse étrangère 2020 pour Nina Meurisse.

La réussite du long métrage provient du fait que le réalisateur alterne en permanence des images et des films, issus du travail véritable de la journaliste. Le spectateur est alors saisi par l’intensité de ce génocide effroyable, dont on entend à peine parler aujourd’hui dans les médias français. Camille évoque avec dignité ces reporters-photographes qui offrent leur vie pour nous donner une information brute sur ce qui défigure nombre de pays.

avoir-alire.com

Le cinéaste Boris Lojkine a découvert Camille en apprenant sa mort. Il s’est vite intéressé à cette jeune femme, à sa manière de s’immerger dans ses sujets. Il en propose ici un portrait fidèle, tout en nuance et sensibilité, évitant le piège de l’hagiographie, rendant compte des réalités brutales d’un métier rude dans un contexte d’hyperviolence. Une réussite qui doit beaucoup aussi à l’interprétation de Nina Meurisse.

Laurent Larcher – La Croix 15/10/19


Camille

La réussite du long métrage provient du fait que le réalisateur alterne en permanence des images et des films, issus du travail véritable de la journaliste. Le spectateur est alors saisi par l’intensité de ce génocide effroyable, dont on entend à peine parler aujourd’hui dans les médias français. Camille évoque avec dignité ces reporters-photographes qui offrent leur vie pour nous donner une information brute sur ce qui défigure nombre de pays.

avoir-alire.com

Le cinéaste Boris Lojkine a découvert Camille en apprenant sa mort. Il s’est vite intéressé à cette jeune femme, à sa manière de s’immerger dans ses sujets. Il en propose ici un portrait fidèle, tout en nuance et sensibilité, évitant le piège de l’hagiographie, rendant compte des réalités brutales d’un métier rude dans un contexte d’hyperviolence. Une réussite qui doit beaucoup aussi à l’interprétation de Nina Meurisse.

Laurent Larcher – La Croix 15/10/19



France - 2019 - 1h30
Réalisation : Boris Lojkine.
Image : Elin Kirschfink (AFC - SBC)
Avec : Nina Meurisse , Fiacre Bindala, Bruno Todeschini, Grégoire Colin.

Prix du Public, Locarno 2016.
Valois de la Meilleure actrice Angoulême 2019.
Révélation féminine de l'année, Lumières de la presse étrangère 2020 pour Nina Meurisse.

mercredi 11

13h45

Sans frapper

Choix d'Elin Kirschfink

Réalisation : Alexe Poukhine
Image : Elin Kirschfink
France/Belgique - 2019 - 1h23

EN AVANT-PREMIÈRE

CINÉMA AXEL

15h15

L'esprit de la ruche

Carte banche à Jonathan Ricquebourg (AFC)

Réalisation : Victor Erice
Image : Luis Cuadrado
Espagne - 1973 - 1h38 - VOST

Le film qui a marqué Jonathan Ricquebourg (AFC).

CINÉMA AXEL

17h15

Louis-Ferdinand Céline

Choix des invités

Réalisation : Emmanuel Bourdieu
Image : Marie Spencer (AFC - SBC)
France - 2016 - 1h37

CINÉMA AXEL

20h00

Loulou

CINÉ CONCERT

Réalisation : G.W. Pabst
Image : Günther Krampf
Allemagne - 1928 - 2h15

Accompagné au piano par Jacques Cambra.

ESPACE DES ARTS

Sans frapper

Sans frapper

France/Belgique - 2019 - 1h23
Realisation : Alexe Poukhine
Image : Elin Kirschfink
Montage : Agnès Bruckert

EN AVANT – PREMIÈRE

Dans ce film mettant en scène la libération de la parole, les récits se confrontent et s’éclairent sur une même histoire, insensée et banale. Ils créent une forme cinématographique, intelligente et forte, sur la puissance de la vague #metoo dans le monde.

Ada a dix-neuf ans. Elle accepte d’aller dîner chez un garçon qu’elle connaît. Tout va très vite, elle ne se défend pas. C’est en 2013, à la fin d’une projection de son premier film qu’Alexe Poukine la rencontre : une femme de son âge qui lui relate une histoire advenue neuf ans auparavant, dont elle ne sait que faire. Habitée désormais par ce récit et ses implications, la cinéaste se confronte à la divergence entre ses a priori sur le viol et le constat que nombre de ses proches ont subi une expérience similaire. Il s’agit dès lors de trouver une forme pouvant incarner et faire émerger la parole, ainsi que questionner la nature humaine dans ses sombres recoins, de part et d’autre. Le récit d’Ada se mélange à ceux d’autres, tous différents et pourtant semblables. La même sale histoire, insensée et banale, vue sous différents angles. Entrelaçant les êtres et les mots, les expériences et la douleur, Sans frapper bouleverse par la sincérité qu’il parvient à manifester, avec force et sensibilité. Emilie Bujès


Sans frapper

EN AVANT – PREMIÈRE

Dans ce film mettant en scène la libération de la parole, les récits se confrontent et s’éclairent sur une même histoire, insensée et banale. Ils créent une forme cinématographique, intelligente et forte, sur la puissance de la vague #metoo dans le monde.

Ada a dix-neuf ans. Elle accepte d’aller dîner chez un garçon qu’elle connaît. Tout va très vite, elle ne se défend pas. C’est en 2013, à la fin d’une projection de son premier film qu’Alexe Poukine la rencontre : une femme de son âge qui lui relate une histoire advenue neuf ans auparavant, dont elle ne sait que faire. Habitée désormais par ce récit et ses implications, la cinéaste se confronte à la divergence entre ses a priori sur le viol et le constat que nombre de ses proches ont subi une expérience similaire. Il s’agit dès lors de trouver une forme pouvant incarner et faire émerger la parole, ainsi que questionner la nature humaine dans ses sombres recoins, de part et d’autre. Le récit d’Ada se mélange à ceux d’autres, tous différents et pourtant semblables. La même sale histoire, insensée et banale, vue sous différents angles. Entrelaçant les êtres et les mots, les expériences et la douleur, Sans frapper bouleverse par la sincérité qu’il parvient à manifester, avec force et sensibilité. Emilie Bujès



France/Belgique - 2019 - 1h23
Realisation : Alexe Poukhine
Image : Elin Kirschfink
Montage : Agnès Bruckert

L’Esprit de la ruche

L’Esprit de la ruche

Espagne - 1973 - 1h38 -VOST
Version restaurée 2016
Réalisation : Victor Erice.
Image : Luis Cuadrado
Avec : Ana Torrent, Isabel Telleria.

Espagne, 1940 : peu après la fin de la guerre civile. Ana, 8 ans, se pose mille et une questions sur le personnage terrifiant de Frankenstein. Sa grande sœur a beau lui expliquer que ce n’est qu’un “truc” de cinéma, elle prétend pourtant avoir rencontré son esprit rôdant non loin du village. 

Les filles découvrent, par leurs jeux et les histoires qu’elles se racontent, un monde sombre, merveilleux, hanté par des figures imaginaires que seuls les enfants peuvent apercevoir. Un jour, Ana trouve un homme blessé qui s’est réfugié dans la maison abandonnée…

Premier film de Victor Erice, L’Esprit de la ruche est un des films les plus emblématiques du cinéma espagnol sous l’ère franquiste. Pourtant L’Esprit de la ruche n’a rien d’explicitement politique dans son récit et les thématiques abordées, et évite le sens de la métaphore qui agaçait tant les autorités dans les films de Saura. Cependant, ce magnifique récit sur l’enfance se pose sur le fond en équivalent de Du silence et des ombres de Robert Mulligan (1962) avec la découverte par une petite fille de la réalité du monde violent qui l’entoure. Chez Mulligan il s’agissait de l’Amérique ségrégationniste, et pour Victor Erice ce sera l’Espagne rurale et franquiste post-guerre civile.

L’Esprit de la ruche est un des chefs-d’œuvre du cinéma espagnol, et celui qui fit de l’envoutante Ana Torrent le symbole de l’enfance tourmentée avec le célèbre Cria Cuervos de Carlos Saura (1976).

dvdclassik.com


L’Esprit de la ruche

Espagne, 1940 : peu après la fin de la guerre civile. Ana, 8 ans, se pose mille et une questions sur le personnage terrifiant de Frankenstein. Sa grande sœur a beau lui expliquer que ce n’est qu’un “truc” de cinéma, elle prétend pourtant avoir rencontré son esprit rôdant non loin du village. 

Les filles découvrent, par leurs jeux et les histoires qu’elles se racontent, un monde sombre, merveilleux, hanté par des figures imaginaires que seuls les enfants peuvent apercevoir. Un jour, Ana trouve un homme blessé qui s’est réfugié dans la maison abandonnée…

Premier film de Victor Erice, L’Esprit de la ruche est un des films les plus emblématiques du cinéma espagnol sous l’ère franquiste. Pourtant L’Esprit de la ruche n’a rien d’explicitement politique dans son récit et les thématiques abordées, et évite le sens de la métaphore qui agaçait tant les autorités dans les films de Saura. Cependant, ce magnifique récit sur l’enfance se pose sur le fond en équivalent de Du silence et des ombres de Robert Mulligan (1962) avec la découverte par une petite fille de la réalité du monde violent qui l’entoure. Chez Mulligan il s’agissait de l’Amérique ségrégationniste, et pour Victor Erice ce sera l’Espagne rurale et franquiste post-guerre civile.

L’Esprit de la ruche est un des chefs-d’œuvre du cinéma espagnol, et celui qui fit de l’envoutante Ana Torrent le symbole de l’enfance tourmentée avec le célèbre Cria Cuervos de Carlos Saura (1976).

dvdclassik.com



Espagne - 1973 - 1h38 -VOST
Version restaurée 2016
Réalisation : Victor Erice.
Image : Luis Cuadrado
Avec : Ana Torrent, Isabel Telleria.

Louis-Ferdinand Céline

Louis-Ferdinand Céline

France - 2016 - 1h37
Réalisation : Emmanuel Bourdieu.
Image : Marie Spencer.
Avec : Denis Lavant, Géraldine Pailhas.

Deux clowns pour une catastrophe

Nous sommes en 1948, la guerre s’est achevée depuis trois ans, et Céline est en exil au Danemark où il vient de passer dix-huit mois en prison. Un jeune universitaire juif américain, Milton Hindus, est fasciné par son œuvre et veut même traduire Mort à crédit en anglais. Pour Céline, alors seul, méprisé et condamné par la France, ce soutien d’un jeune juif qui veut même le faire connaître en Amérique est providentiel. Les deux hommes entament une correspondance et Céline propose à Milton Hindus de lui rendre visite au Danemark, ce qu’il fera pendant trois semaines, à l’été 1948. 

Centré sur un temps bref mais emblématique de la vie de Céline, en exil au Danemark en 1948, le film d’Emmanuel Bourdieu montre les contradictions d’un génie littéraire.

Le chat Bébert pose sur l’affiche, semblant veiller tel Cerbère sur l’enfer de l’esprit célinien. Son génie de maître se tient la tête dans les mains, accablé. Mais par quoi ? Le foisonnement de ses idées ? Le poids de son œuvre ? Un âpre souci existentiel ? Le film, moins un biopic qu’une tranche fortement emblématique de sa vie, montre admirablement les tensions à l’œuvre dans un seul homme, ô combien singulier : Céline, excellent médecin et quasi-fou, intelligence supérieure, géant littéraire et monstrueux antisémite.

Sabine Audrerie –  La Croix – 9/03/2016


CHOIX DES INVITÉS

Louis-Ferdinand Céline

Deux clowns pour une catastrophe

Nous sommes en 1948, la guerre s’est achevée depuis trois ans, et Céline est en exil au Danemark où il vient de passer dix-huit mois en prison. Un jeune universitaire juif américain, Milton Hindus, est fasciné par son œuvre et veut même traduire Mort à crédit en anglais. Pour Céline, alors seul, méprisé et condamné par la France, ce soutien d’un jeune juif qui veut même le faire connaître en Amérique est providentiel. Les deux hommes entament une correspondance et Céline propose à Milton Hindus de lui rendre visite au Danemark, ce qu’il fera pendant trois semaines, à l’été 1948. 

Centré sur un temps bref mais emblématique de la vie de Céline, en exil au Danemark en 1948, le film d’Emmanuel Bourdieu montre les contradictions d’un génie littéraire.

Le chat Bébert pose sur l’affiche, semblant veiller tel Cerbère sur l’enfer de l’esprit célinien. Son génie de maître se tient la tête dans les mains, accablé. Mais par quoi ? Le foisonnement de ses idées ? Le poids de son œuvre ? Un âpre souci existentiel ? Le film, moins un biopic qu’une tranche fortement emblématique de sa vie, montre admirablement les tensions à l’œuvre dans un seul homme, ô combien singulier : Céline, excellent médecin et quasi-fou, intelligence supérieure, géant littéraire et monstrueux antisémite.

Sabine Audrerie –  La Croix – 9/03/2016


CHOIX DES INVITÉS


France - 2016 - 1h37
Réalisation : Emmanuel Bourdieu.
Image : Marie Spencer.
Avec : Denis Lavant, Géraldine Pailhas.

Loulou

Loulou

Allemagne - 1928 - 2h15
Réalisation : G.W. Pabst Muet sonorisé
Version restaurée 2019
Image : Günther Krampf. 
Avec : Louise Brooks, Fritz Kortner, Gustav Diessl, Franz Lederer.

Avec le soutien de l'ADRC, Agence pour le Développement Régional du Cinéma.

Accompagné au piano par Jacques Cambra

Loulou, belle, capricieuse, insouciante et innocemment perverse, est une créature qui ne vit que pour l’amour. Elle joue dans une revue que commandite son amant, Ludwig Schön, un puissant magnat de la presse et du music-hall fiancé à la fille du ministre de l’intérieur. Au soir de la première, Loulou oblige Ludwig à rompre. Elle se fait épouser par Schön, mais le soir des noces, il la surprend dans sa chambre en situation équivoque. Furieux il veut l’obliger à se suicider, mais dans la lutte, c’est lui qui est tué par accident. Accusée de meurtre, Loulou parvient à s’enfuir…

« Personne n’a su comme Pabst fixer la fièvre qui règne dans les coulisses un soir de première d’une grande revue, la hâte étourdissante, le va-et-vient sans but apparent, la promiscuité des corps tandis que les décors sont transportés ici et là… la rivalité, la complaisance et l’humour, ce mélange ahurissant d’activité des accessoi- ristes et des électriciens, d’aspiration artistique, de pittoresque et de volupté facile. Éblouissement, atmosphère chaude, sensualité submergée de flots de lumières miroitant sur les rideaux de lamé, brillant sur les casques et les armures, nacrant le corps de femmes quasi nues. Tout oscille dans le vague d’un arrière-plan où Loulou apparaît comme une sorte d’idole païenne, tentante, scintillante de paillettes, de plumes, de fanfreluches et de falbalas. »

Lotte Eisner, L’Écran démoniaque 1981


Loulou

Accompagné au piano par Jacques Cambra

Loulou, belle, capricieuse, insouciante et innocemment perverse, est une créature qui ne vit que pour l’amour. Elle joue dans une revue que commandite son amant, Ludwig Schön, un puissant magnat de la presse et du music-hall fiancé à la fille du ministre de l’intérieur. Au soir de la première, Loulou oblige Ludwig à rompre. Elle se fait épouser par Schön, mais le soir des noces, il la surprend dans sa chambre en situation équivoque. Furieux il veut l’obliger à se suicider, mais dans la lutte, c’est lui qui est tué par accident. Accusée de meurtre, Loulou parvient à s’enfuir…

« Personne n’a su comme Pabst fixer la fièvre qui règne dans les coulisses un soir de première d’une grande revue, la hâte étourdissante, le va-et-vient sans but apparent, la promiscuité des corps tandis que les décors sont transportés ici et là… la rivalité, la complaisance et l’humour, ce mélange ahurissant d’activité des accessoi- ristes et des électriciens, d’aspiration artistique, de pittoresque et de volupté facile. Éblouissement, atmosphère chaude, sensualité submergée de flots de lumières miroitant sur les rideaux de lamé, brillant sur les casques et les armures, nacrant le corps de femmes quasi nues. Tout oscille dans le vague d’un arrière-plan où Loulou apparaît comme une sorte d’idole païenne, tentante, scintillante de paillettes, de plumes, de fanfreluches et de falbalas. »

Lotte Eisner, L’Écran démoniaque 1981



Allemagne - 1928 - 2h15
Réalisation : G.W. Pabst Muet sonorisé
Version restaurée 2019
Image : Günther Krampf. 
Avec : Louise Brooks, Fritz Kortner, Gustav Diessl, Franz Lederer.

Avec le soutien de l'ADRC, Agence pour le Développement Régional du Cinéma.

jeudi 12

10h00

Mange tes morts

Tu ne diras point

Réalisation : Jean-Charles Hue
Image : Jonathan Ricquebourg (AFC)
France - 2014 - 1h34

CINÉMA AXEL - Salle 1

10h00

Le Tableau

Film d'animation

Réalisation : Jean-François Laguionie

France - 2011 - 1h16

CINÉMA AXEL - Salle 2

13h30

A peine j'ouvre les yeux

Choix des invités

Réalisation : Leyla Bouzid
Image : Sébastien Goepfert (AFC)
France/Tunisie - 2015 - 1h46

En présence de Sébastien Goepfert

CINÉMA AXEL - salle 1

14h00

L'extraordinaire voyage de Marona

Film d'animation

Réalisation : Anca Damian Roumanie, France - 2020 - 1h32

CINÉMA AXEL - salle 2

15h30

Shéherazade

Carte blanche à Jonathan Ricquebourg

Réalisation : Jean-Bernard Marlin
Image : Jonathan Ricquebourg (AFC)
France - 2018 - 1h49

CINÉMA AXEL - salle 1

17h00

Tu mourras à 20 ans

Film en compétition

Réalisation : Amjad Abu Alala
Image : Sébastien Goepfert
Soudan - 2020 - 1h45 - VOST

En présence de Sébastien Goepfert (AFC).

CINÉMA AXEL - Salle 1

20h15

Nuestras Madres

Film en compétition

Réalisation : Cesar Diaz
Image : Virginie Surdej (SBC)
Belgique/Guatemala - 2020 - 1h18 - VOST

En présence de Virginie Surdej

CINÉMA AXEL - Salle 1

Mange tes morts – tu ne diras point

Mange tes morts – tu ne diras point

France - 2014 - 1h34
Réalisation : Jean-Charles Hue.
Image : Jonathan Ricquebourg.
Avec : Jason François, Michaêl Dauber.

Prix Jean Vigo 2014.
Prix de l’Association Henri Langlois, Rencontres Internationales du Cinéma de Patrimoine 2015.

Jason Dorkel, 18 ans, appartient à la communauté des gens du voyage. Il s’apprête à célébrer son baptême chrétien alors que son demi-frère Fred revient après plusieurs années de prison. Ensemble, accompagnés de leur dernier frère, Mickael, un garçon impulsif et violent, les trois Dorkel partent en virée dans le monde des « gadjos » à la recherche d’une cargaison de cuivre.

« Mange tes morts est peut-être un western, un film d’action, de gangsters, mais pour cow-boys pas solitaires. La photographie de Jonathan Ricquebourg réinvente La Prisonnière du désert dans un air trouble, embrumé, un nimbe de pots d’échappement et de halos clignotants, et cherche la lumière dans le brouillard autour des dernières usines. Jean-Charles Hue a passé de nombreuses années avec ceux qu’il filme, ses amis, ses frères, il est peut-être ce semi-gadjo emporté dans une course violente vers la sagesse ».

Luc Chessel, Les inrocks 16/09/14


Mange tes morts – tu ne diras point

Jason Dorkel, 18 ans, appartient à la communauté des gens du voyage. Il s’apprête à célébrer son baptême chrétien alors que son demi-frère Fred revient après plusieurs années de prison. Ensemble, accompagnés de leur dernier frère, Mickael, un garçon impulsif et violent, les trois Dorkel partent en virée dans le monde des « gadjos » à la recherche d’une cargaison de cuivre.

« Mange tes morts est peut-être un western, un film d’action, de gangsters, mais pour cow-boys pas solitaires. La photographie de Jonathan Ricquebourg réinvente La Prisonnière du désert dans un air trouble, embrumé, un nimbe de pots d’échappement et de halos clignotants, et cherche la lumière dans le brouillard autour des dernières usines. Jean-Charles Hue a passé de nombreuses années avec ceux qu’il filme, ses amis, ses frères, il est peut-être ce semi-gadjo emporté dans une course violente vers la sagesse ».

Luc Chessel, Les inrocks 16/09/14



France - 2014 - 1h34
Réalisation : Jean-Charles Hue.
Image : Jonathan Ricquebourg.
Avec : Jason François, Michaêl Dauber.

Prix Jean Vigo 2014.
Prix de l’Association Henri Langlois, Rencontres Internationales du Cinéma de Patrimoine 2015.

Le Tableau

Le Tableau

France - 2011 - 1h16
Réalisation : Jean-François Laguionie

Prix SACEM pour la meilleure musique originale de film, Tübingen - Stuttgart 2012

Un peintre a commencé un grand tableau représentant un château, des jardins et une forêt. Trois sortes de personnages y cohabitent : les Toupins, sont achevés et s’estiment supérieurs aux autres, les Pafinis et les Reufs, qui ne sont qu’esquisses ou silhouettes inachevées. Persuadés que seul le Peintre peut ramener l’harmonie en finissant le tableau, Ramo, Lola et Plume décident de partir à sa recherche.

Le Tableau marque un aboutissement dans l’œuvre encore trop méconnue de Jean-François Laguionie, disciple de Paul Grimault maître de l’animation française dans les années 70.

Le réalisateur à su raconter une véritable fable sociale, une critique constructive des inégalités sociales et du racisme que l’on retrouve dans tout système hiérarchique. Ce film est un savant mélange d’images en 2D et de prises de vues réelles. Les personnages évoluent dans des décors aux couleurs franches, constituant un superbe univers onirique truffé de références picturales.

Collège au cinéma – dossier 206


FILM D'ANIMATION

Le Tableau

Un peintre a commencé un grand tableau représentant un château, des jardins et une forêt. Trois sortes de personnages y cohabitent : les Toupins, sont achevés et s’estiment supérieurs aux autres, les Pafinis et les Reufs, qui ne sont qu’esquisses ou silhouettes inachevées. Persuadés que seul le Peintre peut ramener l’harmonie en finissant le tableau, Ramo, Lola et Plume décident de partir à sa recherche.

Le Tableau marque un aboutissement dans l’œuvre encore trop méconnue de Jean-François Laguionie, disciple de Paul Grimault maître de l’animation française dans les années 70.

Le réalisateur à su raconter une véritable fable sociale, une critique constructive des inégalités sociales et du racisme que l’on retrouve dans tout système hiérarchique. Ce film est un savant mélange d’images en 2D et de prises de vues réelles. Les personnages évoluent dans des décors aux couleurs franches, constituant un superbe univers onirique truffé de références picturales.

Collège au cinéma – dossier 206


FILM D'ANIMATION


France - 2011 - 1h16
Réalisation : Jean-François Laguionie

Prix SACEM pour la meilleure musique originale de film, Tübingen - Stuttgart 2012

A peine j’ouvre les yeux

A peine j’ouvre les yeux

France/Tunisie - 2015 - 1h46
Réalisation : Leyla Bouzid
Image : Sébastien Goepfert.
Avec : Baya Medhaffar, Ghalia Benali, Aymen Omrani.

Prix du Public et Label Europa cinéma du Meilleur Film européen, Venise 2015

Tunis, été 2010, quelques mois avant la révolution. Farah, 18 ans, a tout pour elle : belle comme le jour, tout juste bachelière, elle chante comme elle respire dans un groupe rock engagé. Sa mère s’inquiète : elle sait combien il est dangereux, dans un état policier, d’être une fille affranchie qui refuse de se taire…

Gracieux coup de poing que ce premier long métrage qui combine ardeur politique et qualités musicales — les scènes de concert du groupe sont électrisantes. A travers le portrait de cette insoumise, ce teen-movie d’émancipation exprime, aussi, la soif de liberté de toute une génération. Avec ce film qui a raflé des prix dans bon nombre de festivals (y compris en Tunisie), la jeune cinéaste, fille du « printemps arabe », marche, la tête haute et les yeux grands ouverts, sur les traces de son père, Nouri Bouzid, réalisateur, en 1986, de L’Homme de cendres, qui fut censuré un temps dans son pays avant d’y rencontrer un large succès.

Guillemette Odicino – telerama.fr


A peine j’ouvre les yeux

Tunis, été 2010, quelques mois avant la révolution. Farah, 18 ans, a tout pour elle : belle comme le jour, tout juste bachelière, elle chante comme elle respire dans un groupe rock engagé. Sa mère s’inquiète : elle sait combien il est dangereux, dans un état policier, d’être une fille affranchie qui refuse de se taire…

Gracieux coup de poing que ce premier long métrage qui combine ardeur politique et qualités musicales — les scènes de concert du groupe sont électrisantes. A travers le portrait de cette insoumise, ce teen-movie d’émancipation exprime, aussi, la soif de liberté de toute une génération. Avec ce film qui a raflé des prix dans bon nombre de festivals (y compris en Tunisie), la jeune cinéaste, fille du « printemps arabe », marche, la tête haute et les yeux grands ouverts, sur les traces de son père, Nouri Bouzid, réalisateur, en 1986, de L’Homme de cendres, qui fut censuré un temps dans son pays avant d’y rencontrer un large succès.

Guillemette Odicino – telerama.fr



France/Tunisie - 2015 - 1h46
Réalisation : Leyla Bouzid
Image : Sébastien Goepfert.
Avec : Baya Medhaffar, Ghalia Benali, Aymen Omrani.

Prix du Public et Label Europa cinéma du Meilleur Film européen, Venise 2015

L’Extraordinaire Voyage de Marona

L’Extraordinaire Voyage de Marona

Roumanie/France - 2020 - 1h32
Réalisation : Anca Damian 

Prix spécial du Jury 2019, Festival Animation is Film (Etats Unis)

Victime d’un accident, une chienne se remémore les différents maîtres qu’elle a eus et qu’elle a aimés inconditionnellement tout au long de sa vie. Grâce à son empathie sans faille, sa vie devient une leçon d’amour.

Attachant et attendrissant, amusant et émouvant, L’Extraordinaire Voyage de Marona est un conte moderne à la fois simple et subtil (un scénario écrit par Anghel Damian) sur l’amour et la mort et sur les tonalités distinctes des différents âges de l’existence humaine. Un fil universel que la réalisatrice tisse avec art dans une luxuriance graphique très inspirée et de toute beauté. poitevin.fr


FILM D'ANIMATION

L’Extraordinaire Voyage de Marona

Victime d’un accident, une chienne se remémore les différents maîtres qu’elle a eus et qu’elle a aimés inconditionnellement tout au long de sa vie. Grâce à son empathie sans faille, sa vie devient une leçon d’amour.

Attachant et attendrissant, amusant et émouvant, L’Extraordinaire Voyage de Marona est un conte moderne à la fois simple et subtil (un scénario écrit par Anghel Damian) sur l’amour et la mort et sur les tonalités distinctes des différents âges de l’existence humaine. Un fil universel que la réalisatrice tisse avec art dans une luxuriance graphique très inspirée et de toute beauté. poitevin.fr


FILM D'ANIMATION


Roumanie/France - 2020 - 1h32
Réalisation : Anca Damian 

Prix spécial du Jury 2019, Festival Animation is Film (Etats Unis)

Shéhérazade

Shéhérazade

France – 2018 – 1h49
Réalisation : Jean-Bernard Marlin.
Image : Jonathan Ricquebourg (AFC).
Avec : Dylan Thomas, Kenza Fortas, Idir Azougli, Lisa Amedjout

Prix Jean Vigo 2018.
Valois du Meilleur Film, Angoulême 2018.
César de la Meilleure Première Oeuvre, du Meilleur Espoir masculin, du Meilleur Espoir féminin.

Zachary, 17 ans, sort de prison. Rejeté par sa mère, il traîne dans les quartiers populaires de Marseille. C’est là qu’il rencontre Shéhérazade…Avec Zac, c’est Marseille qui vibre, dangereusement. Et dans les yeux mélancoliques de Shéhérazade, prostituée adolescente, se reflète la sombre dureté de la cité phocéenne…

« Porté par la grâce de deux comédiens non professionnels, Dylan Robert et Kenza Fortas, eux aussi marseillais, ce premier long métrage noue d’emblée des liens avec le cinéma de Pialat (A nos amours) et celui de Kechiche (La Vie d’Adèle), réalisateurs passionnés par la jeunesse. Celle de Zac et de Shéhérazade appartient déjà au passé : elle se lit sur leurs traits, mais eux semblent l’avoir oubliée. Elle se vend, il surveille ses clients, encaisse l’argent… Et puis, histoire simple et magnifique, l’amour surgit entre eux et les rend à leur jeunesse, qui refleurit, comme un besoin de fusion réparatrice ».

Frédéric Strauss, telerama.fr


Shéhérazade

Zachary, 17 ans, sort de prison. Rejeté par sa mère, il traîne dans les quartiers populaires de Marseille. C’est là qu’il rencontre Shéhérazade…Avec Zac, c’est Marseille qui vibre, dangereusement. Et dans les yeux mélancoliques de Shéhérazade, prostituée adolescente, se reflète la sombre dureté de la cité phocéenne…

« Porté par la grâce de deux comédiens non professionnels, Dylan Robert et Kenza Fortas, eux aussi marseillais, ce premier long métrage noue d’emblée des liens avec le cinéma de Pialat (A nos amours) et celui de Kechiche (La Vie d’Adèle), réalisateurs passionnés par la jeunesse. Celle de Zac et de Shéhérazade appartient déjà au passé : elle se lit sur leurs traits, mais eux semblent l’avoir oubliée. Elle se vend, il surveille ses clients, encaisse l’argent… Et puis, histoire simple et magnifique, l’amour surgit entre eux et les rend à leur jeunesse, qui refleurit, comme un besoin de fusion réparatrice ».

Frédéric Strauss, telerama.fr



France – 2018 – 1h49
Réalisation : Jean-Bernard Marlin.
Image : Jonathan Ricquebourg (AFC).
Avec : Dylan Thomas, Kenza Fortas, Idir Azougli, Lisa Amedjout

Prix Jean Vigo 2018.
Valois du Meilleur Film, Angoulême 2018.
César de la Meilleure Première Oeuvre, du Meilleur Espoir masculin, du Meilleur Espoir féminin.

Tu mourras à 20 ans

Tu mourras à 20 ans

Soudan - 2019 - 1h45 - VOST
Réalisation : Amjad Abu Alala.
Image : Sébastien Goepfert.
Avec : Islam Mubarak, Mustafa Shehata.

Lion du futur du meilleur premier film, Venise 2019.
Grand Prix, El Gouna 2019.
Grand Prix, Amiens 2019.

Dans un village du Soudan, peu après la naissance de Muzamil, le chef religieux prédit qu’il mourra à 20 ans. Le père de Muzamil ne peut supporter cette malédiction et quitte le foyer. Sakima élève alors seule son fils, le couvant de toutes ses attentions. Un jour, il a 19 ans… 

Filmé avec une grande maîtrise, avec de beaux plans simples mais très bien composés, Tu Mourras à 20 ans, esquisse quelques incursions oniriques qui font respirer un film dont il faut accepter le rythme assez lent. Travaillant avec une rigueur remarquable sur l’intensité des visages et les couleurs des costumes, le prometteur Amjad Abu Alala délivre souterrainement un contenu politique sous une narration qui tient délicatement le fil du suspense, mêle le mythique au réalisme, et décortique en finesse les rapports filiaux. Autant de qualités qui font du cinéaste un réalisateur à suivre de très près. 

Source, cineuropa.org


Tu mourras à 20 ans

Dans un village du Soudan, peu après la naissance de Muzamil, le chef religieux prédit qu’il mourra à 20 ans. Le père de Muzamil ne peut supporter cette malédiction et quitte le foyer. Sakima élève alors seule son fils, le couvant de toutes ses attentions. Un jour, il a 19 ans… 

Filmé avec une grande maîtrise, avec de beaux plans simples mais très bien composés, Tu Mourras à 20 ans, esquisse quelques incursions oniriques qui font respirer un film dont il faut accepter le rythme assez lent. Travaillant avec une rigueur remarquable sur l’intensité des visages et les couleurs des costumes, le prometteur Amjad Abu Alala délivre souterrainement un contenu politique sous une narration qui tient délicatement le fil du suspense, mêle le mythique au réalisme, et décortique en finesse les rapports filiaux. Autant de qualités qui font du cinéaste un réalisateur à suivre de très près. 

Source, cineuropa.org



Soudan - 2019 - 1h45 - VOST
Réalisation : Amjad Abu Alala.
Image : Sébastien Goepfert.
Avec : Islam Mubarak, Mustafa Shehata.

Lion du futur du meilleur premier film, Venise 2019.
Grand Prix, El Gouna 2019.
Grand Prix, Amiens 2019.

Nuestras Madres

Nuestras Madres

De César Diaz - Belgique/Guatemala - 2020 - 1h18 - VOST
Image : Virginie Surdej.
Avec : Armando Espitia, Emma Dib, Aurelia Caal.

Caméra d’or , Cannes 2019.
Prix SACD, Semaine de la critique, Cannes 2019.

EN AVANT-PREMIÈRE

EN COMPÉTITION

En présence de la chef-opératrice Virginie Surdej

Guatemala, 2018. Le pays vit au rythme du procès des militaires à l’origine de la guerre civile. Les témoignages des victimes s’enchaînent. Ernesto, jeune anthropologue à la Fondation médico-légale, travaille à l’identification des disparus. Un jour, il croit déceler une piste qui lui permettra de retrouver la trace de son père, guérillero disparu pendant la guerre. Contre l’avis de sa mère ,il plonge à corps perdu dans le dossier, à la recherche de la vérité et de la résilience.

« En moins d’une heure et vingt minutes, Cesar Diaz réussit à dresser un portrait terrifiant de justesse de son pays et de ses habitants en quête de vérité et de justice. Nuestras madres touche juste, libérant de belles émotions qui constituent un premier acte de qualité pour le cinéaste ». Lebleudumiroir.fr


Nuestras Madres

EN AVANT-PREMIÈRE

EN COMPÉTITION

En présence de la chef-opératrice Virginie Surdej

Guatemala, 2018. Le pays vit au rythme du procès des militaires à l’origine de la guerre civile. Les témoignages des victimes s’enchaînent. Ernesto, jeune anthropologue à la Fondation médico-légale, travaille à l’identification des disparus. Un jour, il croit déceler une piste qui lui permettra de retrouver la trace de son père, guérillero disparu pendant la guerre. Contre l’avis de sa mère ,il plonge à corps perdu dans le dossier, à la recherche de la vérité et de la résilience.

« En moins d’une heure et vingt minutes, Cesar Diaz réussit à dresser un portrait terrifiant de justesse de son pays et de ses habitants en quête de vérité et de justice. Nuestras madres touche juste, libérant de belles émotions qui constituent un premier acte de qualité pour le cinéaste ». Lebleudumiroir.fr



De César Diaz - Belgique/Guatemala - 2020 - 1h18 - VOST
Image : Virginie Surdej.
Avec : Armando Espitia, Emma Dib, Aurelia Caal.

Caméra d’or , Cannes 2019.
Prix SACD, Semaine de la critique, Cannes 2019.

vendredi 13

10h15

MASTER CLASS

De Jonathan Ricquebourg (AFC) et Elin Kirschfink (AFC/SBC)

Animée par Yonca Talu, réalisatrice et critique.

ESPACE DES ARTS

13h30

Dans les forêts de Sibérie

Choix des invités

Réalisation : Safy Nebbou
Image : Gilles Porte
France - 2016 - 1h45

En présence de Gilles Porte (AFC).

CINÉMA AXEL - Salle 1

15h30

Degas et moi

Court métrage suivi de L'ANGLE MORT

Réalisation : Arnaud des Pallières
Image : Jonathan Ricquebourg
France - 2019 - 20 minutes

En présence de Jonathan Ricquebourg (AFC).

CINÉMA AXEL - Salle 1

15h30

L’angle mort

Carte blanche à Jonathan Ricquebourg

Réalisation : Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic
Image : Jonathan Ricquebourg
France - 2019 - 1h44

En présence de Jonathan Ricquebourg.
CINÉMA AXEL

16h00

L'américaine

Court métrage

Réalisation : Joachim Michaux
Images archives : Emilienne Paponnet Autres images : Vincent Ethève
France - 2018 - 26 minutes

En présence du réalisateur et du chef opérateur.

CINÉMA AXEL - Salle 2

16h00

Drop

Court métrage

Réalisation : Corentin Rousseaux
Image : Julien Lemaire
France - 2019 - 18 minutes

En présence du réalisateur.

CINÉMA AXEL - Salle 2

18h00

Cancion sin nombre

Film en compétition

Réalisation : Melina León
Image : Inti Briones
Pérou - 2020 - 1h37 - VOST

En avant-première

CINÉMA AXEL - Salle 1

20h30

Adoration

Film en compétition

Réalisation : Fabrice Du Welz
Image : Manu Dacosse (SBC)
Belgique - 2020 - 1h38

En présence de Manu Dacosse

CINÉMA AXEL - Salle 1

MASTER CLASS


La leçon de cinéma de Jonathan Ricquebourg et Elin Kirschfink


 

Dans le monde artistique et principalement dans celui de la musique, on entend régulièrement le terme « Master Class ». Si certains sont déjà des habitués, voire des accros à ces master class, d’autres ne savent toujours pas de quoi il s’agit.

Le Larousse donne la définition suivante : «Cours magistral donné par un artiste de renom»

Par extension, la Master Class est une formation courte et intensive qui permet aux élèves de se perfectionner. La plupart du temps, elle est organisée par des conservatoires ou par une célébrité heureuse de faire partager ses compétences. Peut-être, tout simplement conviendrait-il de dire que la Master Class est une leçon spécifique où les artistes révèlent leurs secrets dans des conversations d’environ une heure.


Dans les forêts de Sibérie

Dans les forêts de Sibérie

France - 2016 - 1h45
Réalisation : Safy Nebbou
Image : Gilles Porte (AFC)
Musique : Ibrahim Maalouf.
Avec : Raphaël Personnaz, Evgueni Sidikhine.

César de la Meilleure Musique.

Meilleure musique, Lumières de la presse étrangère 2017.

Pour assouvir un besoin de liberté, Teddy décide de s’installer seul dans une cabane, sur les rives gelées du lac Baïkal. Une nuit, perdu dans le blizzard, il est secouru par Aleksei, un Russe en cavale qui vit caché dans la forêt sibérienne depuis des années. Entre ces deux hommes que tout oppose, l’amitié va naître aussi soudaine qu’essentielle.

Pari audacieux de Safy Nebbou : adapter le récit de Sylvain Tesson (prix Médicis essai 2011), parti plusieurs mois en ermite dans une cabane isolée en Sibérie. Fidèle à cette quête de pureté, le cinéaste tourne le dos au sensationnalisme : sa mise en scène, modeste, est centrée sur cette nature inhospitalière qu’il faut apprivoiser jour après jour, geste après geste.

Pour éviter un trop grand silence, il invente un ami russe, braconnier et fugitif, mais les plus belles séquences restent celles où Raphaël Personnaz marche dans la forêt ou glisse sur le lac gelé avec le plaisir d’une innocence retrouvée. Grâce à cet acteur au jeu sobre et sincère et à la belle lumière du chef opérateur, Gilles Porte, cette odyssée devient une ode à l’humilité des vrais aventuriers. Guillemette Odicino telerama.fr


Dans les forêts de Sibérie

Pour assouvir un besoin de liberté, Teddy décide de s’installer seul dans une cabane, sur les rives gelées du lac Baïkal. Une nuit, perdu dans le blizzard, il est secouru par Aleksei, un Russe en cavale qui vit caché dans la forêt sibérienne depuis des années. Entre ces deux hommes que tout oppose, l’amitié va naître aussi soudaine qu’essentielle.

Pari audacieux de Safy Nebbou : adapter le récit de Sylvain Tesson (prix Médicis essai 2011), parti plusieurs mois en ermite dans une cabane isolée en Sibérie. Fidèle à cette quête de pureté, le cinéaste tourne le dos au sensationnalisme : sa mise en scène, modeste, est centrée sur cette nature inhospitalière qu’il faut apprivoiser jour après jour, geste après geste.

Pour éviter un trop grand silence, il invente un ami russe, braconnier et fugitif, mais les plus belles séquences restent celles où Raphaël Personnaz marche dans la forêt ou glisse sur le lac gelé avec le plaisir d’une innocence retrouvée. Grâce à cet acteur au jeu sobre et sincère et à la belle lumière du chef opérateur, Gilles Porte, cette odyssée devient une ode à l’humilité des vrais aventuriers. Guillemette Odicino telerama.fr



France - 2016 - 1h45
Réalisation : Safy Nebbou
Image : Gilles Porte (AFC)
Musique : Ibrahim Maalouf.
Avec : Raphaël Personnaz, Evgueni Sidikhine.

César de la Meilleure Musique.

Meilleure musique, Lumières de la presse étrangère 2017.

Degas et moi

Degas et moi

France – 20 minutes – 2019
Réalisation : Arnaud des Pallières
Image : Jonathan Ricquebourg (AFC)
Avec Michael Lonsdale, Bastien Vivès, Daniel Larrieu, Myana van Cuijlenborg.

« D’abord conçu comme un hommage au peintre Edgar Degas, le film prend un autre chemin et le court-métrage ne ressemble à rien de ce que l’on connaît, jongle avec les modes documentaire et fictionnel pour proposer au spectateur une expérience forte et inattendue. D’autant plus surprenante qu’on n’a, au préalable, rien lu qui ne déflore le mouvement de bascule sur lequel elle repose.

«  L’absence de toute espèce d’obligation commerciale m’a permis d’aller au bout de certaines intuitions, reconnaît Arnaud des PallièresAu cinéma, c’est ce qui m’intéresse. Et qu’il arrive quelque chose au spectateur. Que le film lui permette de faire une expérience intéressante et nouvelle. » En cela, Degas et moi est, à n’en pas douter, une grande réussite ». François Ekchajzer, Télérama le 31/10/2019


Degas et moi

« D’abord conçu comme un hommage au peintre Edgar Degas, le film prend un autre chemin et le court-métrage ne ressemble à rien de ce que l’on connaît, jongle avec les modes documentaire et fictionnel pour proposer au spectateur une expérience forte et inattendue. D’autant plus surprenante qu’on n’a, au préalable, rien lu qui ne déflore le mouvement de bascule sur lequel elle repose.

«  L’absence de toute espèce d’obligation commerciale m’a permis d’aller au bout de certaines intuitions, reconnaît Arnaud des PallièresAu cinéma, c’est ce qui m’intéresse. Et qu’il arrive quelque chose au spectateur. Que le film lui permette de faire une expérience intéressante et nouvelle. » En cela, Degas et moi est, à n’en pas douter, une grande réussite ». François Ekchajzer, Télérama le 31/10/2019



France – 20 minutes – 2019
Réalisation : Arnaud des Pallières
Image : Jonathan Ricquebourg (AFC)
Avec Michael Lonsdale, Bastien Vivès, Daniel Larrieu, Myana van Cuijlenborg.

L’Angle mort

L’Angle mort

France – 2019 – 1h44
De Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic.
Image : Jonathan Ricquebourg.
Avec : Jean-Christophe Folly, Isabelle Carré, Golshifteh Faharani.

Dominick Brassan a le pouvoir de se rendre invisible mais ne s’en sert pas beaucoup. Il a fait de ce don un secret honteux qu’il dissimule même à sa fiancée. Mais vient un jour où le pouvoir se détraque et échappe à son contrôle, ce qui bouleversera sa vie, ses amitiés et ses amours.

« Si une magie singulière opère, c’est aussi grâce au charisme presque timide de Jean-Christophe Folly, grande révélation qui apporte à son personnage une délicatesse à la fois charnelle et évanescente. Et quand l’angle se resserre sur une histoire d’amour, le film évoque finalement Les Lumières de la ville, de Chaplin, car la gracieuse aveugle incarnée par Golshifteh Farahani pourrait bien offrir au héros un vrai superpouvoir : celui de s’affranchir du regard des autres. Un conte subtilement décalé et troublant ».

Guillemette Odicino, Telerama.fr

« Dominick est doué d’une force vitale qui ne va pas de soi. Corps nu, il incarne la violence d’être noir dans une société discriminante rappelant peut-être le Ralph Ellison de Invisible Man. Son cheminement ouvre pourtant à l’angoisse commune de vieillir, et celle diffuse et entêtante de ne vivre sa vie qu’à moitié ».

Aurelia Barbet , cinéaste, lacid.org


L’Angle mort

Dominick Brassan a le pouvoir de se rendre invisible mais ne s’en sert pas beaucoup. Il a fait de ce don un secret honteux qu’il dissimule même à sa fiancée. Mais vient un jour où le pouvoir se détraque et échappe à son contrôle, ce qui bouleversera sa vie, ses amitiés et ses amours.

« Si une magie singulière opère, c’est aussi grâce au charisme presque timide de Jean-Christophe Folly, grande révélation qui apporte à son personnage une délicatesse à la fois charnelle et évanescente. Et quand l’angle se resserre sur une histoire d’amour, le film évoque finalement Les Lumières de la ville, de Chaplin, car la gracieuse aveugle incarnée par Golshifteh Farahani pourrait bien offrir au héros un vrai superpouvoir : celui de s’affranchir du regard des autres. Un conte subtilement décalé et troublant ».

Guillemette Odicino, Telerama.fr

« Dominick est doué d’une force vitale qui ne va pas de soi. Corps nu, il incarne la violence d’être noir dans une société discriminante rappelant peut-être le Ralph Ellison de Invisible Man. Son cheminement ouvre pourtant à l’angoisse commune de vieillir, et celle diffuse et entêtante de ne vivre sa vie qu’à moitié ».

Aurelia Barbet , cinéaste, lacid.org



France – 2019 – 1h44
De Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic.
Image : Jonathan Ricquebourg.
Avec : Jean-Christophe Folly, Isabelle Carré, Golshifteh Faharani.

L’Américaine

L’Américaine

France - 2018 - 26 minutes
Réalisation : Joachim Michaux
Image : Rémi Jennequin.
Images archives : Emilienne Paponnet.
Autres images : Vincent Ethève.

« Émilienne aurait pu être ma grand-mère si elle n’avait pas eu le goût du voyage. Dans son petit village natal, au cœur du Jura, elle se souvient des années passées à New York. Je découvre des parcelles de sa vie surprenante dans les films Super 8 qu’elle m’a confiés, mais c’est autre chose qui retient mon attention. »

Joachim Michaux.


COURT MÉTRAGE

L’Américaine

« Émilienne aurait pu être ma grand-mère si elle n’avait pas eu le goût du voyage. Dans son petit village natal, au cœur du Jura, elle se souvient des années passées à New York. Je découvre des parcelles de sa vie surprenante dans les films Super 8 qu’elle m’a confiés, mais c’est autre chose qui retient mon attention. »

Joachim Michaux.


COURT MÉTRAGE


France - 2018 - 26 minutes
Réalisation : Joachim Michaux
Image : Rémi Jennequin.
Images archives : Emilienne Paponnet.
Autres images : Vincent Ethève.

Drop

Drop

France - 2019 - 18 minutes
Réalisation : Corentin Rousseaux -
Image : Julien Lemaire.

Marius, jeune danseur de modern Jazz en couple depuis peu avec Thibault, apprend qu’il va devoir danser avec Léo son ex-amant. Au départ réfractaire, Marius va se rendre compte que ses vieux désirs enfouis refont surface au détriment de Thibault.


COURT MÉTRAGE

Drop

Marius, jeune danseur de modern Jazz en couple depuis peu avec Thibault, apprend qu’il va devoir danser avec Léo son ex-amant. Au départ réfractaire, Marius va se rendre compte que ses vieux désirs enfouis refont surface au détriment de Thibault.


COURT MÉTRAGE


France - 2019 - 18 minutes
Réalisation : Corentin Rousseaux -
Image : Julien Lemaire.

Cancion sin nombre

Cancion sin nombre

Pérou - 2020 - 1h37 - VOST
Réalisation : Melina León
Image : Inti Briones.
Avec : Pamela Mendoza, Tommy Párraga, Maykol Hernández.

EN AVANT – PREMIÈRE

Pérou, au plus fort de la crise politique des années 80. Georgina attend son premier enfant.
Sans ressources, elle répond à l’annonce d’une clinique qui propose des soins gratuits aux femmes enceintes. Mais après l’accouchement, on refuse de lui dire où est son bébé. Décidée à retrouver sa fille, elle sollicite l’aide du journaliste Pedro Campos qui accepte de mener l’enquête.

C’est une expérience audiovisuelle exquise. Melina León et son directeur de la photographie, Inti Briones, présentent leurs somptueux panoramas en noir et blanc au format 4/3, qui paraît quasiment carré, notamment pour rappeler la télé et les journaux des années 1980 au Pérou. Mais ce procédé crée aussi une atmosphère mêlant le sublime et l’étrange, digne d’un film muet. Le cadrage des plans, d’une précision géométrique, est magistral, transformant en œuvre d’art jusqu’aux sacs à patates et aux cabanes délabrées.

The Hollywood Reporter


Cancion sin nombre

EN AVANT – PREMIÈRE

Pérou, au plus fort de la crise politique des années 80. Georgina attend son premier enfant.
Sans ressources, elle répond à l’annonce d’une clinique qui propose des soins gratuits aux femmes enceintes. Mais après l’accouchement, on refuse de lui dire où est son bébé. Décidée à retrouver sa fille, elle sollicite l’aide du journaliste Pedro Campos qui accepte de mener l’enquête.

C’est une expérience audiovisuelle exquise. Melina León et son directeur de la photographie, Inti Briones, présentent leurs somptueux panoramas en noir et blanc au format 4/3, qui paraît quasiment carré, notamment pour rappeler la télé et les journaux des années 1980 au Pérou. Mais ce procédé crée aussi une atmosphère mêlant le sublime et l’étrange, digne d’un film muet. Le cadrage des plans, d’une précision géométrique, est magistral, transformant en œuvre d’art jusqu’aux sacs à patates et aux cabanes délabrées.

The Hollywood Reporter



Pérou - 2020 - 1h37 - VOST
Réalisation : Melina León
Image : Inti Briones.
Avec : Pamela Mendoza, Tommy Párraga, Maykol Hernández.

Adoration

Adoration

Belgique - 2020 - 1h38 Réalisation : Fabrice Du Welz
Image : Manu Dacosse.
Avec : Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde.

Paul est un jeune garçon solitaire de 14 ans dont la mère est femme de ménage dans une clinique psychiatrique. 

Lorsque Gloria arrive à la clinique. Paul tombe amoureux et s’enfuit avec elle, loin du monde des adultes. Adolescents à la dérive, fuyant un monde qui les effraie, rassurés par la douce présence du fleuve, les voici embarqués vers un pays où l’on n’arrive jamais. Un film solaire magnifié par les images de Manu Dacosse.

« C’est un conte cruel qui raconte l’histoire d’un gamin un peu simple, un idiot, au sens dostoïevskien. Il est naïf et vit en harmonie avec les éléments, seul à l’écart du monde. 

C’est une sorte de prière, de poème, de rite initiatique. Ce gamin va au bout de cet amour total, il le vit comme un acte de foi.» Fabrice Du Welz, réalisateur.


Adoration

Paul est un jeune garçon solitaire de 14 ans dont la mère est femme de ménage dans une clinique psychiatrique. 

Lorsque Gloria arrive à la clinique. Paul tombe amoureux et s’enfuit avec elle, loin du monde des adultes. Adolescents à la dérive, fuyant un monde qui les effraie, rassurés par la douce présence du fleuve, les voici embarqués vers un pays où l’on n’arrive jamais. Un film solaire magnifié par les images de Manu Dacosse.

« C’est un conte cruel qui raconte l’histoire d’un gamin un peu simple, un idiot, au sens dostoïevskien. Il est naïf et vit en harmonie avec les éléments, seul à l’écart du monde. 

C’est une sorte de prière, de poème, de rite initiatique. Ce gamin va au bout de cet amour total, il le vit comme un acte de foi.» Fabrice Du Welz, réalisateur.



Belgique - 2020 - 1h38 Réalisation : Fabrice Du Welz
Image : Manu Dacosse.
Avec : Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde.

samedi 14

10h00

Luna

Choix d'Elin Kirschfink

Réalisation Elsa Diringer
Image : Elin Kirschfink (AFC - SBC)
France - 2018 - 1h33

CINÉMA AXEL

14h00

Ragtime

Version restaurée 2019

Réalisation : Milos Forman
Image : Miroslav Ondricek
États-Unis - 1981 - 2h29 - VOST

ESPACE DES ARTS

17h00

TABLE RONDE

Avec tous les invités

Animée par N.T.Binh

ESPACE DES ARTS

18h15

POT DE CLÔTURE

En partenariat avec : Veuve Ambal, La Meulière, Les vignerons de Buxy et Leclerc Sud

ESPACE DES ARTS

19h45

HOMMAGE À PIERRE LHOMME

Présentation : N.T.Binh et Jean-Paul Rappeneau

ESPACE DES ARTS

20h15

Cyrano de Bergerac

Version restaurée 2018

Réalisation Jean-Paul Rappeneau
Image : Pierre Lhomme
France - 1990 - 2h15

ESPACE DES ARTS

Luna

Luna

France - 2018 - 1h33
Réalisation : Elsa Diringer
Image : Elin Kirschfink.
Avec : Laëtitia Clément, Rod Paradot, Lyna Khoudri.

Lumière d’or, La Ciotat 2018. Meilleur Premier Film, COLCOA French Film Festival Hollywood 2018. Prix d’Interprétation féminine, Cabourg 2018 et La Ciotat 2018.

Luna est bien décidée à faire la fête pour l’anniversaire de son petit copain, Ruben. L’alcool coule à flots, mais la soirée dérape, la bande agresse un jeune garçon. Quelques mois plus tard, la victime débarque au travail de Luna et ne semble pas la reconnaître. Au contraire, les deux adolescents s’apprécient…

Une chronique adolescente et sensible qui traite de la culpabilité et où la caméra s’intéresse surtout à celle qui donne le titre à cette œuvre vibrante et poignante, capturant les émois adolescents au plus près de sa protagoniste. Les minutes défilent, les thématiques se multiplient, et la rudesse des débuts de laisser sa place à une idylle estivale exaltante. En refusant systématiquement la surenchère, la néo cinéaste trouve le ton juste pour électriser le récit initiatique tumultueux de ses deux héros. Avec son scénario sans artifice et sa mise en scène élégante, Elsa Diringer réussit avec brio son baptême du feu, révélant par la même occasion une actrice à suivre : Laëtitia Clément. Sous ses faux airs de Cameron Diaz, la débutante irradie la pellicule, sublimant la rage contenue et les minauderies assumées de son personnage. Deux femmes dont il faudra à coup sûr vite se rappeler les noms !

Christophe Brangé – Abusdecine.fr


Luna

Luna est bien décidée à faire la fête pour l’anniversaire de son petit copain, Ruben. L’alcool coule à flots, mais la soirée dérape, la bande agresse un jeune garçon. Quelques mois plus tard, la victime débarque au travail de Luna et ne semble pas la reconnaître. Au contraire, les deux adolescents s’apprécient…

Une chronique adolescente et sensible qui traite de la culpabilité et où la caméra s’intéresse surtout à celle qui donne le titre à cette œuvre vibrante et poignante, capturant les émois adolescents au plus près de sa protagoniste. Les minutes défilent, les thématiques se multiplient, et la rudesse des débuts de laisser sa place à une idylle estivale exaltante. En refusant systématiquement la surenchère, la néo cinéaste trouve le ton juste pour électriser le récit initiatique tumultueux de ses deux héros. Avec son scénario sans artifice et sa mise en scène élégante, Elsa Diringer réussit avec brio son baptême du feu, révélant par la même occasion une actrice à suivre : Laëtitia Clément. Sous ses faux airs de Cameron Diaz, la débutante irradie la pellicule, sublimant la rage contenue et les minauderies assumées de son personnage. Deux femmes dont il faudra à coup sûr vite se rappeler les noms !

Christophe Brangé – Abusdecine.fr



France - 2018 - 1h33
Réalisation : Elsa Diringer
Image : Elin Kirschfink.
Avec : Laëtitia Clément, Rod Paradot, Lyna Khoudri.

Lumière d’or, La Ciotat 2018. Meilleur Premier Film, COLCOA French Film Festival Hollywood 2018. Prix d’Interprétation féminine, Cabourg 2018 et La Ciotat 2018.

Ragtime

Ragtime

États-Unis - 1981 - 2h29
Réalisation : Milos Forman.
Image : Miroslav Ondricek.
Avec : James Cagney, Mary Steenburgen, Elizabeth McGovern.

Version restaurée 2019

Coalhouse Walker Jr., jeune pianiste noir, s’est assuré une bonne situation mais peu de temps avant son mariage, il est victime d’une injustice de la part d’hommes blancs qui n’acceptent pas de le voir rouler au volant de sa voiture neuve. Tout le monde autour de lui l’incite à ne pas envenimer la situation mais il refuse de voir ses droits bafoués. Après la mort de sa fiancée, un engrenage s’enclenche…

Le film nous plonge dans les Etats-Unis du début du XXe siècle, entre prouesses de l’illusionniste Houdini, balbutiements du cinéma et racisme dans une société libérée de l’esclavage depuis une poignée de décennies. À travers le destin de ces différents personnages, Forman explore des thèmes qui lui sont chers comme la notion de justice, l’émancipation des minorités opprimées, la lutte des classes ou l’avènement d’un capitalisme mortifère.


Ragtime

Coalhouse Walker Jr., jeune pianiste noir, s’est assuré une bonne situation mais peu de temps avant son mariage, il est victime d’une injustice de la part d’hommes blancs qui n’acceptent pas de le voir rouler au volant de sa voiture neuve. Tout le monde autour de lui l’incite à ne pas envenimer la situation mais il refuse de voir ses droits bafoués. Après la mort de sa fiancée, un engrenage s’enclenche…

Le film nous plonge dans les Etats-Unis du début du XXe siècle, entre prouesses de l’illusionniste Houdini, balbutiements du cinéma et racisme dans une société libérée de l’esclavage depuis une poignée de décennies. À travers le destin de ces différents personnages, Forman explore des thèmes qui lui sont chers comme la notion de justice, l’émancipation des minorités opprimées, la lutte des classes ou l’avènement d’un capitalisme mortifère.



États-Unis - 1981 - 2h29
Réalisation : Milos Forman.
Image : Miroslav Ondricek.
Avec : James Cagney, Mary Steenburgen, Elizabeth McGovern.

Version restaurée 2019

TABLE RONDE


Jonathan Ricquebourg et Elin Kirschfink, qui auront donné une Master Class (Leçon de cinéma), le vendredi matin, partageront leur expérience avec Antoine Héberlé, Sébastien Goepfert, Manu Dacosse et Remi Jennequin.
Ils évoqueront notamment leur conception du métier de directeur de la photo, leurs relations avec les réalisateurs et les acteurs ainsi que l’évolution du travail demandé aux directeurs de la photographie.
N. T. Binh, critique à la revue Positif, sera l’animateur et le modérateur de cette table ronde.

Cyrano de Bergerac

Cyrano de Bergerac

France - 1990 - 2h15 - Version restaurée 2018
Réalisation : Jean-Jacques Rappeneau.
Image : Pierre Lhomme
Avec : Gérard Depardieu, Anne Brochet, Vincent Perez

Dix Césars dont celui du Meilleur Film, un Oscar, un Golden Globe du Meilleur film en langue étrangère (1991) , deux récompenses à Cannes (1990) dont le Prix d'interprétation pour Gérard Depardieu 

Cyrano de Bergerac manie aussi bien le verbe que l’épée. Il aime secrètement sa ravissante cousine Roxane. Hélas, affublé d’un nez proéminant, il pense cet amour impossible. Roxane, de son côté, rêve d’aimer un homme qui allierait l’esprit et la beauté. Elle croit l’avoir trouvé auprès d’un autre mousquetaire, mais celui-ci se révèle incapable de lui faire la cour. Cyrano vient à son secours et les deux hommes feront ainsi, l’un dans l’ombre de l’autre, la conquête de Roxane.

Jean-Paul Rappeneau a su donner un formidable coup de jeune à l’œuvre de Rostand, revivifiée par le cinéma. Cyrano de Bergerac est aussi avant tout une œuvre collective, dans laquelle chacun a donné toute la mesure de son talent.  La lumière signée Pierre Lhomme est superbe, et crée une ambiance picturale sans académisme.


Cyrano de Bergerac

Cyrano de Bergerac manie aussi bien le verbe que l’épée. Il aime secrètement sa ravissante cousine Roxane. Hélas, affublé d’un nez proéminant, il pense cet amour impossible. Roxane, de son côté, rêve d’aimer un homme qui allierait l’esprit et la beauté. Elle croit l’avoir trouvé auprès d’un autre mousquetaire, mais celui-ci se révèle incapable de lui faire la cour. Cyrano vient à son secours et les deux hommes feront ainsi, l’un dans l’ombre de l’autre, la conquête de Roxane.

Jean-Paul Rappeneau a su donner un formidable coup de jeune à l’œuvre de Rostand, revivifiée par le cinéma. Cyrano de Bergerac est aussi avant tout une œuvre collective, dans laquelle chacun a donné toute la mesure de son talent.  La lumière signée Pierre Lhomme est superbe, et crée une ambiance picturale sans académisme.



France - 1990 - 2h15 - Version restaurée 2018
Réalisation : Jean-Jacques Rappeneau.
Image : Pierre Lhomme
Avec : Gérard Depardieu, Anne Brochet, Vincent Perez

Dix Césars dont celui du Meilleur Film, un Oscar, un Golden Globe du Meilleur film en langue étrangère (1991) , deux récompenses à Cannes (1990) dont le Prix d'interprétation pour Gérard Depardieu 

dimanche 15

13h45

Une vie

Choix des invités

Réalisation Stéphane Brizé
Image : Antoine Héberlé (AFC)
France - 1h59 - 2016

En présence d'Antoine Héberlé

CINÉMA AXEL - Salle 2

14h00

Le Sauvage

Version restaurée

Réalisation : Jean-Paul Rappeneau
Image : Pierre Lhomme
France - 1975 - 1h43

CINÉMA AXEL - Salle 1

16h00

Un homme nommé cheval

Version restaurée

Réalisation : Elliot Silverstein
Image : Robert B. Hauser
États-Unis - 1970 - 1h54 - VOST

CINÉMA AXEL - Salle 1

16h00

L'extraordinaire voyage de Marona

Film d'animation

Réalisation : Anca Damian
Roumanie/ France - 2020 - 1h32

CINÉMA AXEL - Salle 2

18h00

Au bout du monde

Film récent

Réalisation : Kiyoshi Kurosawa
Image : Akiko Ashizawa
Japon - 2019 - 2h - VOST

CINÉMA AXEL - Salle 1

18h00

Adoration

Film en compétition

Réalisation Fabrice Du Welz
Image : Manu Dacosse Belgique - 2020 - 1h38

CINÉMA AXEL - Salle 2

Une vie

Une vie

France - 1h59 - 2016
Réalisation : Stéphane Brizé
Image : Antoine Héberlé (AFC)
Avec : Judith Chemla, Jean-Pierre Darroussin, Yolande Moreau.

Prix du Jury Cinéma et Coming Soon Award, Festival COLCOA Hollywood 2017

Stéphane Brizé, en adaptant Une vie de Maupassant, signe un film d’une grande modernité, doté d’un travail sonore, visuel et d’une interprétation remarquables. Il y a d’abord un parti pris stylistique judicieux : le choix du format 1.33 qui réduit le cadre dans sa largeur et enferme ses personnages dans leur environnement….

La force du travail de Stéphane Brizé est d’avoir su trahir judicieusement cette histoire, d’en modifier des éléments saillants, pour mieux faire jaillir la force du destin en cours et le sentiment de la vie qui s’écoule, du temps qui passe. Ainsi sa caméra portée à l’épaule offre-t-elle à voir et à sentir un léger frémissement du cadre, un déséquilibre constant qui rendent palpables les battements de cœur de ses personnages

C’est un ensemble d’une infinie délicatesse et d’une réelle hardiesse ! Le scénario ose les ellipses et les transpositions (astucieuse mise à mort des amants, par exemple) : Brizé transcende le roman de Maupassant pour en extraire l’essence et cheminer vers cette idée, formulée par Rosalie à la toute fin du récit : « La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit ».

Anne-Claire Cieutat – bande-a-part.fr


Une vie

Stéphane Brizé, en adaptant Une vie de Maupassant, signe un film d’une grande modernité, doté d’un travail sonore, visuel et d’une interprétation remarquables. Il y a d’abord un parti pris stylistique judicieux : le choix du format 1.33 qui réduit le cadre dans sa largeur et enferme ses personnages dans leur environnement….

La force du travail de Stéphane Brizé est d’avoir su trahir judicieusement cette histoire, d’en modifier des éléments saillants, pour mieux faire jaillir la force du destin en cours et le sentiment de la vie qui s’écoule, du temps qui passe. Ainsi sa caméra portée à l’épaule offre-t-elle à voir et à sentir un léger frémissement du cadre, un déséquilibre constant qui rendent palpables les battements de cœur de ses personnages

C’est un ensemble d’une infinie délicatesse et d’une réelle hardiesse ! Le scénario ose les ellipses et les transpositions (astucieuse mise à mort des amants, par exemple) : Brizé transcende le roman de Maupassant pour en extraire l’essence et cheminer vers cette idée, formulée par Rosalie à la toute fin du récit : « La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit ».

Anne-Claire Cieutat – bande-a-part.fr



France - 1h59 - 2016
Réalisation : Stéphane Brizé
Image : Antoine Héberlé (AFC)
Avec : Judith Chemla, Jean-Pierre Darroussin, Yolande Moreau.

Prix du Jury Cinéma et Coming Soon Award, Festival COLCOA Hollywood 2017

Le Sauvage

Le Sauvage

Réalisation : Jean-Paul Rappeneau – France – 1975 – 1h43
Version restaurée 2018
Image : Pierre Lhomme.
Avec : Yves Montand, Catherine Deneuve.

Lequel des deux est le plus sauvage ? Martin, nez dans une multinationale de parfums, qui a fui la gloire et l’argent à Caracas ? Ou Nelly, cheveux au vent, qui passe son temps à courir, pour larguer un fiancé mafioso, voler un tableau, prendre un avion, un bateau, partir loin, toujours plus loin ?

Elle a peur de se poser. Lui a décidé de ne plus jamais bouger de son îlot de solitude. Elle le menace avec un gourdin, il l’assomme avec un ananas. Ils sont faits pour s’aimer aussi sûrement que les beaux ours et les grandes enquiquineuses du cinéma hollywoodien. Soudain, elle dit : « Je veux rester avec toi. » Il répond : « Non. » Cette pointe de gravité suspend le temps un instant, avant qu’ils ne reprennent leur mouvement perpétuel.

Guillemette Odicino , Télérama


Le Sauvage

Lequel des deux est le plus sauvage ? Martin, nez dans une multinationale de parfums, qui a fui la gloire et l’argent à Caracas ? Ou Nelly, cheveux au vent, qui passe son temps à courir, pour larguer un fiancé mafioso, voler un tableau, prendre un avion, un bateau, partir loin, toujours plus loin ?

Elle a peur de se poser. Lui a décidé de ne plus jamais bouger de son îlot de solitude. Elle le menace avec un gourdin, il l’assomme avec un ananas. Ils sont faits pour s’aimer aussi sûrement que les beaux ours et les grandes enquiquineuses du cinéma hollywoodien. Soudain, elle dit : « Je veux rester avec toi. » Il répond : « Non. » Cette pointe de gravité suspend le temps un instant, avant qu’ils ne reprennent leur mouvement perpétuel.

Guillemette Odicino , Télérama



Réalisation : Jean-Paul Rappeneau – France – 1975 – 1h43
Version restaurée 2018
Image : Pierre Lhomme.
Avec : Yves Montand, Catherine Deneuve.

Un homme nommé Cheval

Un homme nommé Cheval

Etats-Unis - 1970 - 1h54 - VOST
Version restaurée 2019
Réalisation : Elliot Silverstein.
Image : Robert B. Hauser.
Avec : Richard Harris, Corinna Tsopel, Jean Gascon.

En 1825, un lord anglais désœuvré qui chasse aux Etats-Unis, se fait capturer par des Indiens Sioux. Il ne doit son salut qu’au chef de la tribu qui décide de l’offrir comme esclave à sa mère. Lassé d’être considéré comme un vulgaire cheval, John tente en vain de s’évader. Il se lie d’amitié avec un métis prisonnier des Sioux depuis cinq ans et se familiarise avec leurs coutumes et leur langue. Il devient par ses actes un guerrier à part entière de la tribu qui l’adopte sous le nom de Horse. Un western à redécouvrir.

Avec un grand souci d’authenticité, pimentée d’une bonne pincée d’humour, le réalisateur décrit de manière quasi ethnologique la vie quotidienne de ces populations nomades, les luttes farouches entre les tribus, la lente intégration de l’aristocrate européen dans son nouveau monde. Jusqu’à l’ultime bataille entre Sioux et Shoshones qui fait basculer lord John Morgan rebaptisé Cheval…

Gérard Camy, telerama.fr


Un homme nommé Cheval

En 1825, un lord anglais désœuvré qui chasse aux Etats-Unis, se fait capturer par des Indiens Sioux. Il ne doit son salut qu’au chef de la tribu qui décide de l’offrir comme esclave à sa mère. Lassé d’être considéré comme un vulgaire cheval, John tente en vain de s’évader. Il se lie d’amitié avec un métis prisonnier des Sioux depuis cinq ans et se familiarise avec leurs coutumes et leur langue. Il devient par ses actes un guerrier à part entière de la tribu qui l’adopte sous le nom de Horse. Un western à redécouvrir.

Avec un grand souci d’authenticité, pimentée d’une bonne pincée d’humour, le réalisateur décrit de manière quasi ethnologique la vie quotidienne de ces populations nomades, les luttes farouches entre les tribus, la lente intégration de l’aristocrate européen dans son nouveau monde. Jusqu’à l’ultime bataille entre Sioux et Shoshones qui fait basculer lord John Morgan rebaptisé Cheval…

Gérard Camy, telerama.fr



Etats-Unis - 1970 - 1h54 - VOST
Version restaurée 2019
Réalisation : Elliot Silverstein.
Image : Robert B. Hauser.
Avec : Richard Harris, Corinna Tsopel, Jean Gascon.

L’Extraordinaire Voyage de Marona

L’Extraordinaire Voyage de Marona

Roumanie/France - 2020 - 1h32
Réalisation : Anca Damian 

Prix spécial du Jury 2019, Festival Animation is Film (Etats Unis)

Victime d’un accident, une chienne se remémore les différents maîtres qu’elle a eus et qu’elle a aimés inconditionnellement tout au long de sa vie. Grâce à son empathie sans faille, sa vie devient une leçon d’amour.

Attachant et attendrissant, amusant et émouvant, L’Extraordinaire Voyage de Marona est un conte moderne à la fois simple et subtil (un scénario écrit par Anghel Damian) sur l’amour et la mort et sur les tonalités distinctes des différents âges de l’existence humaine. Un fil universel que la réalisatrice tisse avec art dans une luxuriance graphique très inspirée et de toute beauté. poitevin.fr


FILM D'ANIMATION

L’Extraordinaire Voyage de Marona

Victime d’un accident, une chienne se remémore les différents maîtres qu’elle a eus et qu’elle a aimés inconditionnellement tout au long de sa vie. Grâce à son empathie sans faille, sa vie devient une leçon d’amour.

Attachant et attendrissant, amusant et émouvant, L’Extraordinaire Voyage de Marona est un conte moderne à la fois simple et subtil (un scénario écrit par Anghel Damian) sur l’amour et la mort et sur les tonalités distinctes des différents âges de l’existence humaine. Un fil universel que la réalisatrice tisse avec art dans une luxuriance graphique très inspirée et de toute beauté. poitevin.fr


FILM D'ANIMATION


Roumanie/France - 2020 - 1h32
Réalisation : Anca Damian 

Prix spécial du Jury 2019, Festival Animation is Film (Etats Unis)

Au bout du monde

Au bout du monde

Japon - 2019 - 2h – VOST
Réalisation : Kiyoshi Kurosawa.
Image : Akiko Ashizawa.
Avec : Tokio Emoto, Ryô Kase, Atsuko Maeda.

Reporter pour une émission de divertissement populaire au Japon, Yoko tourne un reportage en Ouzbékistan. Rien ne se passe comme prévu et les choix éditoriaux de son rédacteur en chef ne l’enchantent guère. Son petit ami resté au Japon est aux abonnés absents. En faisant l’expérience d’une culture étrangère, de rencontres en déconvenues, Yoko se remet en cause espérant épouser un autre destin.

Sous des allures intimistes, Au bout du monde embarque le spectateur pour un voyage extrême. Voyage géographique d’abord : le film est l’occasion de voir l’Ouzbékistan, pays que l’on imagine coupé du monde et que Kiyoshi Kurosawa dévoile comme héritier de son passé de carrefour des civilisations. Voyage émotionnel ensuite : en empathie immédiate avec Yoko, le spectateur éprouve intensément ses angoisses et sa fragilité. Dans Lost in translation deux Américains vivaient à Tokyo l’expérience d’une intense aliénation : décalage horaire, idéogrammes incompréhensibles, barrière de la langue…Comme une réponse japonaise à ce film devenu un classique, Au bout du monde place sa jeune héroïne dans la même situation.. Et comme chez Sofia Coppola, l’émotion et la poésie sont au rendez-vous.

Florence Colombani, lepoint.fr


Au bout du monde

Reporter pour une émission de divertissement populaire au Japon, Yoko tourne un reportage en Ouzbékistan. Rien ne se passe comme prévu et les choix éditoriaux de son rédacteur en chef ne l’enchantent guère. Son petit ami resté au Japon est aux abonnés absents. En faisant l’expérience d’une culture étrangère, de rencontres en déconvenues, Yoko se remet en cause espérant épouser un autre destin.

Sous des allures intimistes, Au bout du monde embarque le spectateur pour un voyage extrême. Voyage géographique d’abord : le film est l’occasion de voir l’Ouzbékistan, pays que l’on imagine coupé du monde et que Kiyoshi Kurosawa dévoile comme héritier de son passé de carrefour des civilisations. Voyage émotionnel ensuite : en empathie immédiate avec Yoko, le spectateur éprouve intensément ses angoisses et sa fragilité. Dans Lost in translation deux Américains vivaient à Tokyo l’expérience d’une intense aliénation : décalage horaire, idéogrammes incompréhensibles, barrière de la langue…Comme une réponse japonaise à ce film devenu un classique, Au bout du monde place sa jeune héroïne dans la même situation.. Et comme chez Sofia Coppola, l’émotion et la poésie sont au rendez-vous.

Florence Colombani, lepoint.fr



Japon - 2019 - 2h – VOST
Réalisation : Kiyoshi Kurosawa.
Image : Akiko Ashizawa.
Avec : Tokio Emoto, Ryô Kase, Atsuko Maeda.

Adoration

Adoration

Belgique - 2020 - 1h38 Réalisation : Fabrice Du Welz
Image : Manu Dacosse.
Avec : Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde.

Paul est un jeune garçon solitaire de 14 ans dont la mère est femme de ménage dans une clinique psychiatrique. 

Lorsque Gloria arrive à la clinique. Paul tombe amoureux et s’enfuit avec elle, loin du monde des adultes. Adolescents à la dérive, fuyant un monde qui les effraie, rassurés par la douce présence du fleuve, les voici embarqués vers un pays où l’on n’arrive jamais. Un film solaire magnifié par les images de Manu Dacosse.

« C’est un conte cruel qui raconte l’histoire d’un gamin un peu simple, un idiot, au sens dostoïevskien. Il est naïf et vit en harmonie avec les éléments, seul à l’écart du monde. 

C’est une sorte de prière, de poème, de rite initiatique. Ce gamin va au bout de cet amour total, il le vit comme un acte de foi.» Fabrice Du Welz, réalisateur.


Adoration

Paul est un jeune garçon solitaire de 14 ans dont la mère est femme de ménage dans une clinique psychiatrique. 

Lorsque Gloria arrive à la clinique. Paul tombe amoureux et s’enfuit avec elle, loin du monde des adultes. Adolescents à la dérive, fuyant un monde qui les effraie, rassurés par la douce présence du fleuve, les voici embarqués vers un pays où l’on n’arrive jamais. Un film solaire magnifié par les images de Manu Dacosse.

« C’est un conte cruel qui raconte l’histoire d’un gamin un peu simple, un idiot, au sens dostoïevskien. Il est naïf et vit en harmonie avec les éléments, seul à l’écart du monde. 

C’est une sorte de prière, de poème, de rite initiatique. Ce gamin va au bout de cet amour total, il le vit comme un acte de foi.» Fabrice Du Welz, réalisateur.



Belgique - 2020 - 1h38 Réalisation : Fabrice Du Welz
Image : Manu Dacosse.
Avec : Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde.

Prix des Etudiants & des Lycéens

Un jury d’étudiants et de lycéens décernera le prix de la meilleure image à l’un des quatre films en compétition. Pascal Mieszala, réalisateur et scénariste, encadrera ce jury qui délibèrera le samedi 14 mars à 10h à la brasserie e-Coffee.

Le jury sera composé d’élèves du lycée Mathias, du lycée Saint-Charles, du lycée Plaine de l’Ain à Ambérieu et d’étudiants des écoles municipales d’art de la région : Jaden Adamczack, Bérangère Briot, Anatole Cazenave, Rose Duvivier, Méjean Grange-Peterlé, Ugo Lacroix, Camille Landré, Tanguy Magnien, Téo Mangin, Amandine Rouxeau, Loïc Vachet.

Lycéens au cinéma

LAAC TV, la web TV du dispositif Lycéens et apprentis au cinéma, s’invite à la 2ème édition de CHEFS OP’ EN LUMIERE. Comment valoriser son expérience de festivalier ? Comment aborder et interviewer des professionnels du cinéma et des invités prestigieux durant le temps d’un festival ? Comment filmer les temps forts d’un festival et recueillir les expériences du public et du jury à la sortie des projections ? Autant de questionnements auxquels seront confrontés et préparés 5 ou 6 élèves volontaires qui deviendront, le temps d’un festival, journalistes en herbe et dont les productions seront mises en ligne sur LAAC TV.

Les élèves du dispositif seront présents sur le festival le vendredi 13 mars.

Exposition Roger Corbeau

2020

Vernissage le mardi 10 mars à 18h au Théâtre Piccolo, 34 rue aux Fèvres.

Horaires d’ouverture
Du mardi au jeudi : 14h à 18h30
Vendredi et samedi : 10h/12h30 – 14h/18h30
Dimanche : 10h/12h30 - 14h/17h30

Entrée libre

Roger Corbeau est certainement l’un des plus talentueux photographes de plateau entre 1930 et 1980.

Né en Alsace, à Haguenau en 1908, il découvre les œuvres du cinéma expressionnistes allemands de Pabst, de Murnau ou de Fritz Lang. Fortement attiré par le cinéma, il se rend à Paris en 1932 et débute sur le tournage d’un remake de Violettes Impériales comme aide costumier. Puis devient accessoiriste sur le film de Pagnol, Fanny. Le réalisateur découvre alors son talent de photographe et lui fait confiance pour devenir son photographe de plateau.

Cette collaboration durera plusieurs années (Jofroi, Angèle, La femme du boulanger,…). Il collabore aussi au tournage d’autres réalisateurs comme Abel Gance, Sacha Guitry ou Marcel L’herbier. Plus tard, des réalisateurs comme Julien Duvivier, Jules Dassin, Orson Welles et Claude Chabrol lui voueront une fidélité à toute épreuve.

Roger Corbeau développe une technique personnelle : il ne se contente pas de photographier une scène du film pendant le tournage, il s’imprègne de l’ambiance du tournage, observe tout, repère des détails. Puis lorsque les prises sont faites, il isole l’acteur et n’hésite pas à le mettre en scène selon sa perception du film. La neutralité des expressions saisies, sublimée par un éclairage très contrasté, donne à ses portraits un sens à la fois dramatique et énigmatique.

Les photos d’acteur sont destinées au public, il faut que se soit un spectacle, que cela provoque du rêve.” disait-il.

Il participera à plus de 160 films.

 

Exposition proposée par l’Association Chefs Op’ en Lumière en collaboration avec le Musée Nicéphore Nièpce, la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine et l’Espace des Arts.


Vernissage le mardi 10 mars à 18h au Théâtre Piccolo, 34 rue aux Fèvres.

Horaires d’ouverture
Du mardi au jeudi : 14h à 18h30
Vendredi et samedi : 10h/12h30 – 14h/18h30
Dimanche : 10h/12h30 - 14h/17h30

Entrée libre