Festival Chef Op' en Lumière

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Les éternels

Les éternels

Chine/France - 2018 - 2h16mn - VOST
Réalisation et scénario : Jia Zhang-ke
Image : Eric Gautier
Avec : Zhao Tao, Fan Liao, Zheng Xu, Feng Xiaogang, Yi'nan Diao

Compétition Officielle - Cannes 2018

En 2001, la jeune et jolie Qiao est amoureuse de Bin, petit chef d’une bande de « mauvais garçons » de Datong. Alors que celui-ci est attaqué par des sbires d’une bande rivale, Qiao prend sa défense et tire plusieurs coups de feu. Elle est condamnée à cinq ans de prison. A sa sortie, elle part à la recherche de Bin…

Dix ans plus tard, de retour à Datong, Qiao, toujours célibataire, a réussi sa vie en restant fidèle aux valeurs de la pègre. Un jour, Bin revient, usé par les épreuves, pour retrouver la seule personne qu’il ait jamais aimée…

En vingt ans, Jia Zhang-ke a su ausculter de nombreux aspects de la Chine contemporaine. Les premières minutes des Eternels  semblent apporter une nouvelle pierre à son édifice de réalisateur implacable. On y retrouve la représentation d’une vie citadine phagocytée par une pègre omniprésente. Les images jouant sur l’opposition entre violence (en rouge) et innocence (en vert), nous replongent dans cet univers sanglant et déshumanisé. Et pourtant, si le microcosme ultra-violent qu’il y dépeint était malgré tout propice à une histoire d’amour ? 

Jia Zhang-ke n’en reste pas moins sévère sur l’état de son pays – son sujet de prédilection – puisqu’on peut voir la désillusion de son héroïne comme celle d’une nation entière dont la volonté obsessionnelle de changement ne mène à rien de joyeux.

A mi-chemin entre romance et film de gangster, ce film Les éternels est une lettre d’amour en morceaux, une déclaration envoyée depuis trois époques de la Chine du XXI ème siècle et c’est bouleversant.

Sources : Le Monde, 12 mai 2019. Première, février 2019.


Les éternels

En 2001, la jeune et jolie Qiao est amoureuse de Bin, petit chef d’une bande de « mauvais garçons » de Datong. Alors que celui-ci est attaqué par des sbires d’une bande rivale, Qiao prend sa défense et tire plusieurs coups de feu. Elle est condamnée à cinq ans de prison. A sa sortie, elle part à la recherche de Bin…

Dix ans plus tard, de retour à Datong, Qiao, toujours célibataire, a réussi sa vie en restant fidèle aux valeurs de la pègre. Un jour, Bin revient, usé par les épreuves, pour retrouver la seule personne qu’il ait jamais aimée…

En vingt ans, Jia Zhang-ke a su ausculter de nombreux aspects de la Chine contemporaine. Les premières minutes des Eternels  semblent apporter une nouvelle pierre à son édifice de réalisateur implacable. On y retrouve la représentation d’une vie citadine phagocytée par une pègre omniprésente. Les images jouant sur l’opposition entre violence (en rouge) et innocence (en vert), nous replongent dans cet univers sanglant et déshumanisé. Et pourtant, si le microcosme ultra-violent qu’il y dépeint était malgré tout propice à une histoire d’amour ? 

Jia Zhang-ke n’en reste pas moins sévère sur l’état de son pays – son sujet de prédilection – puisqu’on peut voir la désillusion de son héroïne comme celle d’une nation entière dont la volonté obsessionnelle de changement ne mène à rien de joyeux.

A mi-chemin entre romance et film de gangster, ce film Les éternels est une lettre d’amour en morceaux, une déclaration envoyée depuis trois époques de la Chine du XXI ème siècle et c’est bouleversant.

Sources : Le Monde, 12 mai 2019. Première, février 2019.



Chine/France - 2018 - 2h16mn - VOST
Réalisation et scénario : Jia Zhang-ke
Image : Eric Gautier
Avec : Zhao Tao, Fan Liao, Zheng Xu, Feng Xiaogang, Yi'nan Diao

Compétition Officielle - Cannes 2018